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Actualités - Chronologie

Chez l’Irakien de la rue, le sentiment est au défi(PHOTO)

Menacés d’une offensive militaire américaine, les Irakiens manifestaient hier leur défi à l’égard des États-Unis qui commémorent le triste anniversaire des attentats du 11 septembre. « Ni les Américains ni quiconque d’autre ne pourront changer le rythme de notre vie ou voler notre joie par leurs menaces auxquelles nous nous sommes habitués depuis plus d’une décennie », lance, avec détermination, Wissal, une Irakienne, qui prépare le mariage de sa fille pour la mi-septembre. « Le mariage aura lieu comme prévu, même si nous le célébrons sous les missiles », ajoute cette mère de famille. Elle reflète un sentiment prévalant parmi les Irakiens qui, profondément affectés par douze ans d’embargo, adoptent, à l’instar des autorités, un ton de défi à l’égard des menaces des États-Unis d’attaquer l’Irak pour renverser son régime, accusé de développer des armes de destruction massive. « La prochaine attaque militaire américaine, quelle que soit sa dimension, ne sera pas de l’ampleur de l’agression de 1991 qui a échoué à anéantir notre pays », estime Tayssir Abdel Jabar, un fonctionnaire d’État. Pour cet Irakien de 50 ans, père de cinq enfants, les menaces américaines sont « destinées à faire peur au peuple irakien, entamer son moral et l’obliger à renoncer à son indépendance, mais cela ne marchera pas ». Les autorités n’arrêtent pas de répéter que l’Irak est en mesure de résister à une attaque tout en soulignant qu’il préférait éviter une confrontation avec les États-Unis, d’autant qu’il ne possède plus, selon elles, d’armes de destruction massive. Malgré tout, la vie continuait son cours normal dans la capitale irakienne où la population vaquait à ses occupations habituelles. Quelque 4,5 millions d’Irakiens, sur une population totale de 22 millions d’habitants, ont repris le chemin des écoles et des universités. Selon la presse, les préparatifs vont bon train pour l’organisation d’un référendum prévu le 15 octobre pour un nouveau mandat de sept ans au chef de l’État Saddam Hussein, qui préside le pays depuis 1979. Le régime de Saddam Hussein, bête noire des États-Unis depuis la crise du Golfe en 1990, est la cible annoncée de l’Administration du président George W. Bush qui répète à l’envi que son renversement est l’une des priorités de Washington. « Bush et ses acolytes n’ont pas tiré la leçon des événements du 11 septembre, qui étaient le fruit de la politique agressive américaine contre les peuples », déplore le quotidien al-Joumhouriya à l’occasion du premier anniversaire des attentats de New York et Washington. Selon ce journal gouvernemental, « l’Administration du mal américaine a mis à profit ces événements pour intensifier son agressivité contre les peuples sous couvert de la lutte contre le terrorisme ». « Ses sentiments maladifs de puissance et de supériorité et ses orientations colonialistes l’ont empêchée de procéder à son mea culpa et n’ont fait que renforcer l’arrogance (de cette Administration) », note pour sa part le quotidien as-Saoura du parti Baas. Ces attentats « sont un châtiment divin », écrit en une l’hebdomadaire irakien al-Iqtissadi en évoquant les attentats du 11 septembre, reprenant la réaction annoncée à Bagdad après les attentats. Saddam Hussein, seul dirigeant au monde à n’avoir pas condamné en personne les attentats du 11 septembre, avait alors recommandé aux États-Unis de ne pas recourir à la force dans leur riposte.
Menacés d’une offensive militaire américaine, les Irakiens manifestaient hier leur défi à l’égard des États-Unis qui commémorent le triste anniversaire des attentats du 11 septembre. « Ni les Américains ni quiconque d’autre ne pourront changer le rythme de notre vie ou voler notre joie par leurs menaces auxquelles nous nous sommes habitués depuis plus d’une décennie », lance, avec détermination, Wissal, une Irakienne, qui prépare le mariage de sa fille pour la mi-septembre. « Le mariage aura lieu comme prévu, même si nous le célébrons sous les missiles », ajoute cette mère de famille. Elle reflète un sentiment prévalant parmi les Irakiens qui, profondément affectés par douze ans d’embargo, adoptent, à l’instar des autorités, un ton de défi à l’égard des menaces des États-Unis d’attaquer...