Le dollar a éprouvé quelques difficultés hier à poursuivre son mouvement ascensionnel sur les marchés des changes internationaux, après avoir frôlé dans la matinée le seuil de 0,97 $ pour un euro. Il a souffert d’un courant de ventes bénéficiaires après que les opérateurs eurent achevé le rééquilibrage de leurs positions de change alors que les cérémonies commémorant le 11 septembre se déroulaient sans le moindre incident. De plus, les investisseurs ont été encouragés à racheter les autres grandes monnaies en raison d’un contexte plus favorable à l’euro, au sterling et même au yen, contrairement au dollar qui s’est ressenti de la publication du Livre beige de la Fed faisant état d’un net ralentissement de l’économie aux États-Unis au cours des six dernières semaines. L’annonce par l’Insee que le chiffre d’affaires des services aux entreprises françaises a augmenté de 2,9 % au deuxième trimestre 2002 a été bien accueillie par les opérateurs ainsi que la baisse du chômage en Grande-Bretagne à 3,1 % de la population active en août, soit son plus bas niveau depuis près de 27 ans. Il en est de même de la révision à la hausse du PIB japonais de 0,5 % à 0,6 % au deuxième trimestre et de 2,6 % au lieu de 1,9 % sur une base annuelle. Cela étant, et dans l’attente du discours du président américain aujourd’hui devant la tribune de l’Onu, qui dévoilera ses intentions précises sur l’Irak, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton hésitant, à la hausse comme à la baisse, à 0,9755 pour un euro contre 0,9750 la veille, à 1,5530 pour un sterling contre 1,5550, à 1,5020 FS contre 1,4970 et à 120,35 yens contre 119,90. Wall Street a renoué avec la baisse contrairement aux européennes En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières se sont souvenus hier du choc des attentats de New York et de Washington, il y a un an. Mais les transactions, qui se sont poursuivies après deux heures et demie de retard, se sont déroulées avec modération et retenue, donnant aux indices une inclinaison négative en clôture. Selon les analystes, les investisseurs, qui s’étaient livrés à des achats pour montrer leur patriotisme, ont estimé ensuite devoir prendre leurs gains. À cela auraient contribué les alertes antiterroristes lancées par le gouvernement. Cela d’autant que le rapport de la Fed sur les conditions de l’économie américaine n’était guère encourageant. En effet, Wall Street a dû finalement abandonner 0,25 % et le Nasdaq 0,35 %. En Europe, où les Bourses ont respecté deux minutes de silence pour le 11 septembre, la tendance était au contraire à la hausse grâce à la vigueur des valeurs technologiques qui ont le plus fortement progressé sous la conduite de Nokia et Ericsson. À Beyrouth, les opérateurs ne sont guère parvenus à se débarrasser de leurs préoccupations politiques sur fond d’inquiétude au sujet de la fermeture de la MTV. En effet, l’offre du dollar continuait à se faire de plus en plus rare, le faisant négocier sur le marché interbancaire entre 1 513,50 et 1 514 LL, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’était le statu quo hier avec le maintien de 770 actions B de Solidere à 4 5/8 $ et de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $, dans un marché délaissé sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a éprouvé quelques difficultés hier à poursuivre son mouvement ascensionnel sur les marchés des changes internationaux, après avoir frôlé dans la matinée le seuil de 0,97 $ pour un euro. Il a souffert d’un courant de ventes bénéficiaires après que les opérateurs eurent achevé le rééquilibrage de leurs positions de change alors que les cérémonies commémorant le 11 septembre se déroulaient sans le moindre incident. De plus, les investisseurs ont été encouragés à racheter les autres grandes monnaies en raison d’un contexte plus favorable à l’euro, au sterling et même au yen, contrairement au dollar qui s’est ressenti de la publication du Livre beige de la Fed faisant état d’un net ralentissement de l’économie aux États-Unis au cours des six dernières semaines. L’annonce par l’Insee que...