Le dollar a présenté une grande résistance aux influences baissières provenant du recul de l’indice d’activité des directeurs d’achat (SMI) du secteur des services aux États-Unis de 53,1 points en juillet à 50,90 points en août, qui est synonyme de contraction, et des déclarations virulentes de l’Administration Bush pour une intervention américaine en Irak. Il a, au contraire, trouvé appui dans l’augmentation de 4,7 % des commandes à l’industrie aux États-Unis en juillet et de la révision en hausse de la productivité américaine de 1,1 % à 1,5 % au 2e trimestre ainsi que de la baisse des demandes d’allocations-chômage à 403 000 (moins 8 000) au cours de la semaine achevée le 31 août. Cela d’autant que les opérateurs venaient de réaliser que les perspectives de l’économie de la zone euro ne sont pas meilleures que celles des États-Unis. À cet égard, ils ont relevé que la Commission européenne a revu en baisse sa prévision de croissance pour la zone euro cette année de 1,4 % à 1 %, que les commandes dans l’industrie allemande ont de nouveau reculé de 0,9 % en juillet et que le chiffre d’affaires du commerce de détail en Allemagne a diminué de 1,7 % en valeur réelle et de 2,4 % en valeur nominale pendant la même période. Enfin, la diminution du nombre des chômeurs en Allemagne de 28 700 personnes en août n’a pas constitué un facteur favorable à l’euro dans la mesure où il est resté au-dessus du seuil politiquement sensible des 4 millions (à 4,018 millions). Cela étant, le dollar s’est montré indifférent à la chute de Wall Street, se négociant finalement à New York à 0,9930 pour un euro contre 0,9915 la veille, à 1,5680 pour un sterling contre 1,5640, à 1,4710 FS contre 1,4760 et à 118,25 yens contre 118,05. En Bourse, les marchés américains des actions ont renoué avec la baisse hier, les opérateurs restant préoccupés par les questions économiques et géopolitiques. La publication de chiffres décevants sur les ventes des grands magasins aux États-Unis en août a également assombri le climat entourant la cote, ainsi que l’annonce qu’une commission parlementaire américaine a décidé d’étendre son enquête sur les conflits d’intérêts au sein des grandes firmes de Wall Street à Goldman Sachs et au Crédit Suisse First Boston. De plus, les craintes que les prévisions de résultats d’Intel pour le trimestre en cours soient pessimistes ont aussi pesé sur la tendance. Le DJIA a ainsi terminé en baisse de 1,68 % et le Nasdaq de 3,19 %. Même phénomène sur l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont clôturé aussi en baisse, les statistiques de la zone euro ayant souligné la faiblesse de l’économie dans cette région et écarté le redressement tant attendu des résultats des sociétés. À Beyrouth, la livre continuait à être bien entourée, bénéficiant des perspectives de diminution du déficit budgétaire. Le dollar, survendu, devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512 et 1 512,25 LL après le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 200 actions C de la Byblos Bank de 1 5/32 à 1 8/32 $, la stabilité de 500 actions A de Solidere à 4 1/2 $ et de 10 500 actions B de la même société à 5 $ ainsi que de 5 040 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a présenté une grande résistance aux influences baissières provenant du recul de l’indice d’activité des directeurs d’achat (SMI) du secteur des services aux États-Unis de 53,1 points en juillet à 50,90 points en août, qui est synonyme de contraction, et des déclarations virulentes de l’Administration Bush pour une intervention américaine en Irak. Il a, au contraire, trouvé appui dans l’augmentation de 4,7 % des commandes à l’industrie aux États-Unis en juillet et de la révision en hausse de la productivité américaine de 1,1 % à 1,5 % au 2e trimestre ainsi que de la baisse des demandes d’allocations-chômage à 403 000 (moins 8 000) au cours de la semaine achevée le 31 août. Cela d’autant que les opérateurs venaient de réaliser que les perspectives de l’économie de la zone euro ne sont...