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Actualités - Chronologie

Espagne Batasuna hors la loi avant Noël

Le gouvernement espagnol, qui demandera formellement aujourd’hui à la justice l’interdiction du parti radical basque Batasuna, espère que le bras politique de l’ETA sera mis hors la loi avant Noël, tout en s’en remettant à la décision que prendront les juges du Tribunal suprême. Le Tribunal suprême recevra deux demandes similaires, l’une à l’initiative du Congrès des députés, et l’autre du gouvernement lui-même, s’appuyant toutes deux sur une loi adoptée en juin dernier et qui vise les formations soutenant le terrorisme. Cette loi « dépasse toutes les normes de contrôle de qualité démocratique de n’importe quel pays de notre entourage », a assuré le ministre espagnol de la Justice, Jose Maria Michavila. Interrogé par la radio Cadena Ser sur les critiques contre cette interdiction d’un parti politique dans une démocratie, M. Michavila a assuré qu’il « existe en Espagne une division des pouvoirs respectée (et que) la décision appartient à des juges indépendants ». Demande d’interdiction à l’étranger aussi Les Espagnols appuient à 75 % une mise hors la loi du parti basque, selon un sondage effectué au téléphone par Cadena Ser auprès de 1 000 personnes les 27 et 28 août, dans les deux jours suivant la suspension pour trois ans de Batasuna par le juge Baltasar Garzon et le vote des députés en faveur de son interdiction. Cette proportion tombe à 32 % au Pays basque, où l’on pense majoritairement que la lutte contre le terrorisme n’en sera pas aidée. Les 16 membres – 15 hommes et une femme – de la chambre spéciale du Tribunal suprême pourraient rendre leur verdict dans un délai de quatre mois, soit avant Noël, selon le ministre de la Justice. De source judiciaire, le juge Garzon devrait expédier, probablement aujourd’hui, des demandes formelles en France, en Belgique et au Nicaragua en vue de la fermeture des locaux de Batasuna repérés par la police espagnole dans ces pays.
Le gouvernement espagnol, qui demandera formellement aujourd’hui à la justice l’interdiction du parti radical basque Batasuna, espère que le bras politique de l’ETA sera mis hors la loi avant Noël, tout en s’en remettant à la décision que prendront les juges du Tribunal suprême. Le Tribunal suprême recevra deux demandes similaires, l’une à l’initiative du Congrès des députés, et l’autre du gouvernement lui-même, s’appuyant toutes deux sur une loi adoptée en juin dernier et qui vise les formations soutenant le terrorisme. Cette loi « dépasse toutes les normes de contrôle de qualité démocratique de n’importe quel pays de notre entourage », a assuré le ministre espagnol de la Justice, Jose Maria Michavila. Interrogé par la radio Cadena Ser sur les critiques contre cette interdiction d’un parti...