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Euro 2004 Chypre-France : vaincre les doutes à Chypre

Près de trois mois après l’échec du Mondial, le sélectionneur Jacques Santini a retenu hier une équipe de France de football forte de ses cadres et d’un zeste de jeunesse pour affronter Chypre, le 7 septembre à Nicosie, en qualifications de l’Euro 2004, avec l’ambition d vaincre les doutes nés en Asie. « J’ai la conviction profonde que la victoire va relancer le groupe », estime ainsi Santini, qui n’imagine rien d’autre face aux Chypriotes pour la 1re journée des qualifications. Sous peine que l’ex-machine à gagner, qu’il a la tâche de dégripper, ne s’enraye définitivement. Match couperet Un match couperet donc, à remporter à tout prix, dans le genre de ceux dont les Bleus se délectaient il y a peu encore. Sauf que le Mondial 2002 est naturellement passé par là, et que, depuis, le doute règne. « L’état des lieux n’est pas si alarmant que cela », assure pourtant Santini. « Une victoire à Chypre peut être un déclic et effacer ce qu’il s’est passé, insiste-t-il. L’équipe de France ne devra pas se poser de questions. Il faudra que les joueurs se libèrent très rapidement. » Pourtant, la répétition amicale en Tunisie (1-1) le 21 août n’a pas franchement donné matière à trop de réjouissances, entre des joueurs pour beaucoup à court de forme et une tactique encore incertaine, notamment à l’arrière. « Après réflexion, j’ai tiré beaucoup d’informations positives, sur lesquelles je me suis appuyé pour préparer cette rencontre », assure néanmoins Santini, même s’il admet sans mal qu’il faudra « davantage de disponibilité offensive, ainsi qu’un équilibre entre la rigueur défensive et la créativité ». Pour cela, le sélectionneur a notamment fait appel à Olivier Kapo, jamais retenu en sélection, et dont la complicité avec Djibril Cissé constitue un atout de poids. « Il aurait déjà dû être du voyage en Tunisie, explique Santini. Comme les autres jeunes, il devra rapidement montrer ses possibilités. Il peut jouer à beaucoup de postes, c’est un créateur qui a les qualités pour être compétitif à ce niveau. » Confiance aux cadres Des quatre nouveaux du match contre la Tunisie, subsiste seulement Sidney Govou. « Anthony Réveillère est blessé, Bruno Cheyrou manque de temps de jeu avec Liverpool et Philippe Mexès a été retenu avec les espoirs », indique Santini, ajoutant toutefois : « C’est simplement la situation du moment qui fait qu’ils ne seront pas là. » Plutôt que de révolution, le sélectionneur continue donc à faire confiance aux cadres. Quatorze des vingt joueurs retenus étaient ainsi de l’expédition asiatique, et si certains ne sont pas là – Barthez (« qui reste n° 1 s’il est à 100 % », dixit Santini), Ramé, Lizarazu –, c’est qu’ils sont encore trop justes. « Au niveau international, l’élément athlétique, surtout en début de saison, est un point sur lequel je veux m’appuyer. Dans une dizaine de jours, ces joueurs ne seront pas à 100 % », explique Santini, qui a par ailleurs retenu 20 joueurs plutôt que 18. « Les vingt joueurs seront du déplacement », continue le sélectionneur, qui veut un groupe « compact » pour « bien travailler collectivement ». « En cas de souci, je préfère avoir un joueur en préparation, plutôt qu’un autre appelé à la dernière minute », justifie-t-il également. « Nous allons à Chypre pour gagner. Je compte fermement que l’on soit en tête du groupe le 16 octobre (après les trois premières rencontres, ndlr) », répète Santini, confiant, pour l’instant, sur les capacités de rebond des éliminés du Mondial. Mais en cas de contre-performance à Nicosie, qu’adviendra-t-il de cette génération ? « Les choix ne m’ont jamais fait peur », conclut Santini. Kapo rejoint Cissé Marcel Desailly, qui a été confirmé au capitanat avant le laborieux match nul 1-1 de Tunis, Liliam Thuram, Zinedine Zidane, Emmanuel Petit, Patrick Vieira, Thierry Henry et Sylvain Wiltord devraient former l’ossature de l’équipe. Sept des vingt joueurs retenus évoluent en France. L’Olympique lyonnais, champion de France en titre et ancien club de Santini, est désormais le club qui fournit le plus de joueurs aux Bleus – Grégory Coupet, Jérémy Bréchet, Éric Carrière et Sidney Govou – devant Arsenal. La principale surprise de la sélection est l’arrivée d’Olivier Kapo, jeune attaquant de 21 ans, pur produit de l’école de l’AJA Auxerre qui compte 14 sélections en équipe de France espoirs. « Olivier aurait dû déjà être du voyage avec nous en Tunisie », a dit Santini du partenaire de Djibrill Cissé à la pointe de l’attaque auxerroise dont le début de saison a été retardé par une blessure à la cheville. « À l’image de deux ou trois jeunes, il devra aussi montrer ses possibilités. Il peut jouer à de nombreux postes. C’est un créateur. » « Que ce soit au niveau de la puissance et de la créativité et aussi parce qu’il peut marquer des buts et par sa fraîcheur ; Olivier peut apporter un nouvel élan. » Compte tenu des retraites internationales de Franck Lebœuf, Christophe Dugarry et autre Youri Djorkaeff, les absents de marque seront Fabien Barthez, Ulrich Ramé et Bixente Lizarazu, blessés ou encore à court de compétition. Jacques Santini a souligné que la « forme du moment » avait été un élément déterminant dans ses choix et qu’il entendait faire jouer la concurrence. « L’élément athlétique est important au niveau international, ces trois garçons, d’ici à dix jours, n’auraient pas été à 100 % contre Chypre. » « Si Fabien est à 100 %, c’est lui le numéro un, ensuite il y a trois ou quatre gardiens qui peuvent s’intégrer. Il n’y a pas de hiérarchie établie, Fabien le sait très bien », a-t-il précisé à propos du poste de gardien de but.
Près de trois mois après l’échec du Mondial, le sélectionneur Jacques Santini a retenu hier une équipe de France de football forte de ses cadres et d’un zeste de jeunesse pour affronter Chypre, le 7 septembre à Nicosie, en qualifications de l’Euro 2004, avec l’ambition d vaincre les doutes nés en Asie. « J’ai la conviction profonde que la victoire va relancer le groupe », estime ainsi Santini, qui n’imagine rien d’autre face aux Chypriotes pour la 1re journée des qualifications. Sous peine que l’ex-machine à gagner, qu’il a la tâche de dégripper, ne s’enraye définitivement. Match couperet Un match couperet donc, à remporter à tout prix, dans le genre de ceux dont les Bleus se délectaient il y a peu encore. Sauf que le Mondial 2002 est naturellement passé par là, et que, depuis, le doute règne. «...