C’est peu de dire que le sommet de Johannesburg, qui se tient jusqu’au 4 septembre, ne s’est pas ouvert dans l’enthousiasme. L’échec de la dernière conférence onusienne qui a réuni il y a dix ans à Rio de Janeiro des dizaines de chefs d’État et de gouvernement, des ONG et des experts internationaux du Nord et du Sud sur un thème proche de celui d’aujourd’hui (assurer un développement global sans obérer l’environnement des futures génération), inciterait plutôt à la méfiance. À lui seul, le problème de l’eau illustre la crise et les risques de conflit qui s’aggravent tous les jours. Selon les estimations de l’Onu elle-même, au moins 40 % de la population, soit trois milliards de personnes, vivront en 2015 dans des pays où il sera difficile ou impossible de se procurer assez d’eau pour satisfaire ses besoins essentiels. Et ainsi, les statistiques mondiales, énumérées à l’envi dans les médias à la veille du grand rassemblement onusien, décrivent la tragédie dont est menacée la planète et indiquent l’effort sisyphien nécessaire pour y remédier. Ils inspirent le doute et la crainte qui surgissent dès que les défis du développement et ceux de l’environnement sont en jeu dans un monde où l’éthique n’est pas la principale préoccupation des nations. L’enjeu mérite les mobilisations massives telles que celle qui est aujourd’hui en cours tant la situation de la planète appelle l’urgence. Des pays comme le nôtre doivent en être particulièrement conscients, avec une eau qui attire les convoitises à peine masquées de son voisin israélien, et qu’il a tant de difficulté à la gérer sur son territoire. Le Liban cumule ses problèmes de développement et d’environnement. Pays du Sud, il a lui aussi intérêt à ce que les objectifs du sommet de la Terre soient chiffrés. Ne serait-ce que pour faire les comptes dans dix ans, comme l’écrit un éditorialiste anonyme du Nord... Amal NACCACHE
C’est peu de dire que le sommet de Johannesburg, qui se tient jusqu’au 4 septembre, ne s’est pas ouvert dans l’enthousiasme. L’échec de la dernière conférence onusienne qui a réuni il y a dix ans à Rio de Janeiro des dizaines de chefs d’État et de gouvernement, des ONG et des experts internationaux du Nord et du Sud sur un thème proche de celui d’aujourd’hui (assurer un développement global sans obérer l’environnement des futures génération), inciterait plutôt à la méfiance. À lui seul, le problème de l’eau illustre la crise et les risques de conflit qui s’aggravent tous les jours. Selon les estimations de l’Onu elle-même, au moins 40 % de la population, soit trois milliards de personnes, vivront en 2015 dans des pays où il sera difficile ou impossible de se procurer assez d’eau pour satisfaire...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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