Iran Plaidoyer de Khatami en faveur de la liberté de la presse
le 01 janvier 2001 à 00h00
Le président iranien Mohammad Khatami a plaidé samedi en faveur du droit des journalistes à la critique alors même que la presse réformatrice subit les coups de boutoir de la justice conservatrice. « Savoir écouter la critique est une condition du progrès social. Le gouvernement apprécie la critique et ceux qui détiennent de hautes charges doivent les accepter », a déclaré M. Khatami, selon l’agence officielle Irna. Il a défendu le rôle de tribune joué par la presse en soulignant qu’elle était faite « pour que les gens expriment leurs points de vue ». La justice, dominée par les conservateurs et sur laquelle M. Khatami n’a pas de prise, a suspendu depuis avril 2000 quelque 25 quotidiens, dont, tout récemment Norouz, organe du Front de la participation, le principal parti réformateur dirigé par Mohammad-Reza Khatami, frère du président. M. Khatami a assuré que son gouvernement allait poursuivre sa politique de réformes et qu’il avait de « brillants projets économiques ». Une maison close fermée dans le Nord : 17 arrestations La police iranienne a annoncé la fermeture vendredi d’une maison close dans une province de la Caspienne (nord de l’Iran) et l’arrestation de 17 personnes, a rapporté hier la presse. Cette maison close, la seconde découverte depuis trois semaines dans la ville de Racht, chef-lieu de la province de Ghilan, était dirigée par deux femmes, a indiqué Hamid Chamani, le responsable de la police cité par le journal Jomhouri-Eslami. La police avait annoncé début août la fermeture d’une maison close à Racht et l’arrestation de 19 hommes et femmes. La prostitution, interdite après la révolution islamique de 1979, a resurgi dans les grandes villes d’Iran, dont Téhéran, ces dernières années. Les médias font régulièrement état de découvertes de maisons closes dans différentes régions du pays.
Le président iranien Mohammad Khatami a plaidé samedi en faveur du droit des journalistes à la critique alors même que la presse réformatrice subit les coups de boutoir de la justice conservatrice. « Savoir écouter la critique est une condition du progrès social. Le gouvernement apprécie la critique et ceux qui détiennent de hautes charges doivent les accepter », a déclaré M. Khatami, selon l’agence officielle Irna. Il a défendu le rôle de tribune joué par la presse en soulignant qu’elle était faite « pour que les gens expriment leurs points de vue ». La justice, dominée par les conservateurs et sur laquelle M. Khatami n’a pas de prise, a suspendu depuis avril 2000 quelque 25 quotidiens, dont, tout récemment Norouz, organe du Front de la participation, le principal parti réformateur dirigé par Mohammad-Reza...
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