SCANDALES FINANCIERS Le PDG de Citigroup aurait fait pression sur ses analystes
le 24 août 2002 à 00h00
Le PDG de Citigroup, Sanford Weill, aurait fait pression sur les analystes de son groupe financier pour qu’ils améliorent leur jugement sur des entreprises de télécommunications dans le cadre d’introductions en Bourse, affirme le Wall Street Journal vendredi. Citigroup a qualifié ces affirmations de « grossières et fausses », selon les termes d’une de ses porte-parole. Selon le Wall Street Journal, Sanford Weill aurait notamment demandé à Jack Grubman, l’ex-analyste de Salomon Smith Barney, la banque d’affaires contrôlée par Citigroup, pour qu’il rehausse sa recommandation sur AT and T avant que cette entreprise n’introduise en Bourse une action reflet pour sa filiale de téléphonie mobile AT and T Wireless. Les chefs de file de cette introduction étaient Salomon Smith Barney, Goldman Sachs et Merrill Lynch. Jack Grubman, déjà éclaboussé par son rôle dans l’affaire WorldCom qui fait l’objet d’une enquête du Congrès américain, a démissionné la semaine dernière de Salomon Smith Barney avec des indemnités de départ de 32 millions de dollars. L’introduction en Bourse de l’action reflet d’AT and T Wireless en avril 2000 avait rapporté aux banques d’affaires concernées 45 millions de dollars au total en commissions et bénéfices, affirme le Wall Street Journal. Le journal affirme que Salomon Smith Barney n’a été retenu comme chef de file pour l’introduction qu’après que Jack Grubman eut relevé sa recommandation sur AT and T à « achat » sur des pressions de Sanford Weill, qui aurait été lui-même approché par le PDG de la compagnie de télécommunications Michael Armstrong. Le ministre de la Justice de l’État de New York, Eliot Spitzer, qui a déjà ouvert une enquête sur les activités de Salomon Smith Barney, et notamment sur le rôle de Jack Grubman, aurait élargi celle-ci au rôle joué par Sanford Weill, affirme le journal.
Le PDG de Citigroup, Sanford Weill, aurait fait pression sur les analystes de son groupe financier pour qu’ils améliorent leur jugement sur des entreprises de télécommunications dans le cadre d’introductions en Bourse, affirme le Wall Street Journal vendredi. Citigroup a qualifié ces affirmations de « grossières et fausses », selon les termes d’une de ses porte-parole. Selon le Wall Street Journal, Sanford Weill aurait notamment demandé à Jack Grubman, l’ex-analyste de Salomon Smith Barney, la banque d’affaires contrôlée par Citigroup, pour qu’il rehausse sa recommandation sur AT and T avant que cette entreprise n’introduise en Bourse une action reflet pour sa filiale de téléphonie mobile AT and T Wireless. Les chefs de file de cette introduction étaient Salomon Smith Barney, Goldman Sachs et Merrill Lynch....
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