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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar et Wall Street en baisse

Le dollar a renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux, souffrant des mauvaises performances des Bourses américaines et des chiffres meilleurs que prévu sur l’inflation en Allemagne et en France. Donc, en l’absence d’indicateurs économiques aux États-Unis, les cambistes ont suivi avec attention l’évolution de Wall Street qui a subi de lourdes pertes à l’instar du Nasdaq, victimes tous les deux de prises de bénéfices. Plus tôt dans la journée, le billet vert s’était ressenti de l’annonce par l’Office fédéral des statistiques que les prix à la consommation en Allemagne ont baissé de 0,2 % en août et ceux à la production de 0,3 % en juillet, témoignant de l’absence du moindre signe inflationniste dans la première économie européenne. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de l’Insee que les prix à la consommation en France sont restés stables en juillet, ce qui avait profité sensiblement à l’euro. Pourtant, l’accès de faiblesse du sterling, en rapport avec la révision à la baisse par l’Office national des statistiques des chiffres de la croissance en Grande-Bretagne de 0,9 % à 0,6 % au deuxième trimestre, ne devait pas avoir d’impact positif sur le dollar qui s’est finalement négocié à New York à 0,9730 pour un euro contre 0,9690 la veille, à 1,5210 pour un sterling contre 1,5215, à 1,5125 FS contre 1,5195 et à 119,65 yens contre 119,95. En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières étaient en baisse hier, en raison de prises de bénéfices et de nouvelles indications de corruption au sein d’entreprises aux États-Unis. Selon les professionnels, il n’est pas surprenant de voir les marchés boursiers se replier en raison de ventes bénéficiaires après avoir progressé la veille à leur plus haut niveau depuis un mois et demi. Mais l’inquiétant dans cette évolution est que les investisseurs ont recommencé à s’inquiéter de nouvelles mettant en cause le PDG de Citigroup qui aurait fait pression sur les analystes financiers pour qu’ils améliorent leurs jugements sur des entreprises de télécoms dans le cadre de l’introduction en Bourse de la filiale téléphonie mobile de AT&T, AT&T Wireless. Il en est de même des informations de presse affirmant que l’enquête de la SEC sur le géant des médias AOL Time Warner s’oriente vers des transactions effectuées avec les groupes de télécoms WorldCom et Qwest qui font aussi l’objet d’enquêtes. Dans ce contexte, les pressions se sont intensifiées sur la cote, faisant perdre à Wall Street en clôture 2 % et au Nasdaq 2,98 %. Phénomène identique de l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont fini en baisse sur des prises de bénéfices sous la conduite d’Ericsson et Zurich Financial. La première a dévissé dans la crainte de ne pouvoir couvrir l’augmentation de son capital et la deuxième après l’échec de l’OPA de l’américain AIG sur elle. À Beyrouth, le dollar demeurait offert dans une proportion dépassant le potentiel d’absorption de la demande commerciale, permettant à la BDL de l’acheter entre 1 512 et 1 512,50 LL, alors qu’il continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé pour la troisième séance d’affilée, hier, la stabilité des actions de Solidere A à 4 5/8 $, de celles de Solidere B à 5 $, de la Byblos Bank C à 1 5/32 $ et de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux, souffrant des mauvaises performances des Bourses américaines et des chiffres meilleurs que prévu sur l’inflation en Allemagne et en France. Donc, en l’absence d’indicateurs économiques aux États-Unis, les cambistes ont suivi avec attention l’évolution de Wall Street qui a subi de lourdes pertes à l’instar du Nasdaq, victimes tous les deux de prises de bénéfices. Plus tôt dans la journée, le billet vert s’était ressenti de l’annonce par l’Office fédéral des statistiques que les prix à la consommation en Allemagne ont baissé de 0,2 % en août et ceux à la production de 0,3 % en juillet, témoignant de l’absence du moindre signe inflationniste dans la première économie européenne. Cela d’autant que les opérateurs...