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Actualités - Reportage

Femmes d’Arabie : entre traditions et religion

La situation de la femme en Arabie saoudite oscille toujours entre traditions et religion, dépendant de règles strictes que les politiques de l’État ne font que renforcer. C’est ainsi que Hala Nohad Sakr, jeune sociologue saoudienne, résume la question féminine dans son pays. Elle ne manque cependant pas d’y apporter des nuances. «Le nombre de femmes éduquées va croissant ainsi que les offres d’emploi, souligne Hala. Mais la proportion de femmes actives reste très faible. Il n’y a que deux domaines où celles-ci peuvent exercer: l’enseignement dans des établissements pour filles ou le cadre hospitalier.» Comment réagissent les femmes à cette situation? «La plupart se font une raison, répond-elle. La minorité de femmes éduquées tente d’organiser des rencontres pour débattre de la question. Mais dans le reste de la société, le sujet demeure tabou.» A-t-elle rencontré des difficultés pour poursuivre ses études? «Des difficultés personnelles, peut-être, se rappelle Hala. Mais socialement, l’idée que la femme pousse plus loin ses études est très bien acceptée. Comme elle est le plus souvent confinée au foyer, elle est libre de son temps et finit par devenir plus éduquée que les hommes de son entourage.» Pour son sujet de thèse, la sociologue saoudienne a choisi de jeter la lumière sur la surconsommation dans sa société. « Nous vivons dans un milieu financièrement favorisé, souligne-t-elle. Les gens y sont habitués à utiliser leur carte de crédit à outrance. Résultat: même si les rentrées d’argent sont importantes, les dépenses les dépassent de loin. L’organisation économique est une notion inexistante.» Elle poursuit: «Ce qui aggrave le phénomène, c’est que les travailleurs étrangers qui vivent chez nous nous ont initiés à leurs modes d’habillement, à des cuisines étrangères. En essayant de les suivre, nous tombons dans le gaspillage parce que l’argent dépensé par carte de crédit profite à l’étranger.» La raison de tels comportements, selon elle, réside dans le manque d’éveil et dans la prédominance de la culture occidentale qui n’est souvent pas bien assimilée par la population locale. «Les Européens et les Américains consomment beaucoup, eux aussi, mais ils sont plus productifs que nous», fait remarquer Hala. Elle ajoute que le problème existe également dans d’autres sociétés arabes moins riches, mais qui ont tendance, elles aussi, à vivre au-dessus de leurs moyens.
La situation de la femme en Arabie saoudite oscille toujours entre traditions et religion, dépendant de règles strictes que les politiques de l’État ne font que renforcer. C’est ainsi que Hala Nohad Sakr, jeune sociologue saoudienne, résume la question féminine dans son pays. Elle ne manque cependant pas d’y apporter des nuances. «Le nombre de femmes éduquées va croissant ainsi que les offres d’emploi, souligne Hala. Mais la proportion de femmes actives reste très faible. Il n’y a que deux domaines où celles-ci peuvent exercer: l’enseignement dans des établissements pour filles ou le cadre hospitalier.» Comment réagissent les femmes à cette situation? «La plupart se font une raison, répond-elle. La minorité de femmes éduquées tente d’organiser des rencontres pour débattre de la question. Mais dans le...