Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Syrie L’opposant Habib Issa condamné à cinq ans de prison

L’opposant et militant des droits de l’homme syrien Habib Issa a été condamné hier par la Cour de sûreté de l’État à cinq ans de prison pour « atteinte à la Constitution » et « incitation à une sédition armée », a indiqué un de ses avocats, dénonçant ce qu’il a appelé un « verdict inique ». Également condamné pour avoir « propagé des informations mensongères affaiblissant le moral de la nation », « incité à des dissensions confessionnelles » et « publié des informations mensongères à l’intérieur », M. Issa a été privé de ses droits civiques, a indiqué l’avocat Hassan Abdel Azim. « Ce verdict prononcé par un tribunal d’exception est inique et illégal. C’est une décision politique qui vise à terroriser les prisonniers d’opinion et l’opposition nationale démocratique » en Syrie, a déclaré Me Abdel Azim aux journalistes à la fin de l’audience. « Ce jugement vise à supprimer toute critique et opposition aux autorités. Il est totalement injuste », a poursuivi l’avocat. Habib Issa, avocat de 56 ans, avait été arrêté le 12 septembre 2001, lors d’une vague d’arrestations qui avait touché dix opposants, parmi lesquels figuraient l’opposant communiste Riad Turk et l’économiste de renom Aref Dalila. Me Issa est l’un des fondateurs de la Société des droits de l’homme en Syrie (SDDH), créée en juillet 2001. Il a notamment défendu un député et militant des droits de l’homme, Riad Seif, condamné lui aussi à cinq ans de prison par la Cour pénale de Damas, Me Issa est aussi le porte-parole d’un cercle de débat politique prônant un État de droit. Les accusations contre M. Issa sont basées sur « des rapports anonymes et contradictoires des services de sécurité », selon la défense. Habib Issa est le septième opposant du groupe des dix à être condamné. Le verdict des trois derniers militants des droits de l’homme, Hassan Saadoune (enseignant à la retraite), Fawaz Tello (ingénieur) et Kamal Labouani (médecin), sera rendu le 28 août, ont indiqué des avocats de la défense. Dans un communiqué, la SDDH a dénoncé les jugements prononcés contre ces opposants et a appelé le président syrien Bachar el-Assad à « intervenir pour annuler les verdicts et libérer les 10 détenus et tous les autres prisonniers d’opinion ». Pour cette société, présidée par l’avocat Haïssam Maleh, les verdicts contre les opposants sont « préparés à l’avance » et « illégaux », car prononcés par un tribunal « qui ne garantit pas la défense aux accusés conformément à la Constitution syrienne ».
L’opposant et militant des droits de l’homme syrien Habib Issa a été condamné hier par la Cour de sûreté de l’État à cinq ans de prison pour « atteinte à la Constitution » et « incitation à une sédition armée », a indiqué un de ses avocats, dénonçant ce qu’il a appelé un « verdict inique ». Également condamné pour avoir « propagé des informations mensongères affaiblissant le moral de la nation », « incité à des dissensions confessionnelles » et « publié des informations mensongères à l’intérieur », M. Issa a été privé de ses droits civiques, a indiqué l’avocat Hassan Abdel Azim. « Ce verdict prononcé par un tribunal d’exception est inique et illégal. C’est une décision politique qui vise à terroriser les prisonniers d’opinion et l’opposition nationale démocratique » en...