Marcus Gronholm qui s’impose pour la troisième fois consécutive au rallye de Finlande dimanche, Peugeot qui empoche un « doublé » supplémentaire avec la deuxième place de Richard Burns, les 206 étaient vraiment trop fortes sur les pistes des environs de Jyvaskyla. Le succès assuré depuis la veille, Gronholm et même Burns, qui avait abdiqué tout espoir de revenir sur son coéquipier, avaient décidé « d’assurer » hier pour l’ultime journée. « C’est un peu bête de prendre des risques lorsque l’écart est aussi important », indiquait ainsi le Britannique samedi soir. Bien qu’ayant baissé de rythme, les deux pilotes Peugeot se permettaient cependant le luxe de se partager le meilleur temps de la dernière spéciale de l’épreuve. Comme pour afficher un peu plus la facilité insolente avec laquelle ils avaient dominé cette neuvième épreuve du championnat du monde trois jours durant. Le Norvégien Petter Solberg (Subaru Impreza WRC) et l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus WRC) relégués à près de trois minutes, l’Estonien Markko Martin (Ford Focus WRC) et le Finlandais Tommi Makinen (Subaru Impreza WRC), quintuple vainqueur en Finlande, à plus de trois et quatre minutes, les écarts sur les Peugeot 206 étaient énormes. Même le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC), qui espérait réaliser la passe de trois après ses victoires en Grèce et au Kenya, n’avait rien pu faire, impuissant comme tous les autres, avant de renoncer dimanche, sa Focus prenant feu quelques centaines de mètres avant l’arrivée de l’ES20 alors qu’il était troisième. Tout le rallye durant, les rivaux des 206 s’étaient lamentés sur la différence de niveau entre les petites voitures françaises et le reste de la troupe. « Les Peugeot courent un autre rallye que nous », disaient certains. « Nous nous battons pour la première place de la deuxième division », ironisait Carlos Sainz. Chez Citroën, on regardait avec envie la réussite du « cousin » du groupe PSA. La marque au chevron était venue pour apprendre. Une dixième place de Sébastien Loeb pour tout résultat, le Suédois Thomas Radstrom éliminé dans l’ES21 suite à un spectaculaire accident, Guy Fréquelin, patron de Citroën Sport, pouvait mesurer l’étendue du chemin qui reste à faire pour se lancer l’an prochain dans la course au titre. « La Finlande nous a toujours réussi », souriait Jean-Pierre Nicolas, le responsable des rallyes chez Peugeot Sport. Hormis 1999, quand la marque au Lion n’était pas encore engagée en Mondial, le constructeur français s’est imposé lors de ses six participations à l’épreuve finlandaise. Trois fois avec la 205 turbo 16, trois fois avec la 206. Dans le camp Peugeot, Harri Rovanpera, contraint à l’abandon la veille, et Richard Burns n’avaient peut-être pas le cœur à participer pleinement à la fête. Le Finlandais n’était pas parvenu à s’imposer chez lui dans sa ville de Jyvaskyla. Une pierre avait arrêté sa marche en avant samedi dans l’ES13. Le Britannique, lui, espérait réaliser l’exploit de battre les Finlandais chez eux. Un atterrissage manqué, suite à un des nombreux sauts sur les toboggans des pistes finlandaises, l’en avait empêché. « Nous avons tenté et nous avons échoué », remarquait simplement Burns. La victoire s’était jouée sur peu de choses. Elle ne pouvait pas échapper à Peugeot. Restait à savoir qui en hériterait. L’expérience de Marcus Gronholm a fait la différence.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Marcus Gronholm qui s’impose pour la troisième fois consécutive au rallye de Finlande dimanche, Peugeot qui empoche un « doublé » supplémentaire avec la deuxième place de Richard Burns, les 206 étaient vraiment trop fortes sur les pistes des environs de Jyvaskyla. Le succès assuré depuis la veille, Gronholm et même Burns, qui avait abdiqué tout espoir de revenir sur son coéquipier, avaient décidé « d’assurer » hier pour l’ultime journée. « C’est un peu bête de prendre des risques lorsque l’écart est aussi important », indiquait ainsi le Britannique samedi soir. Bien qu’ayant baissé de rythme, les deux pilotes Peugeot se permettaient cependant le luxe de se partager le meilleur temps de la dernière spéciale de l’épreuve. Comme pour afficher un peu plus la facilité insolente avec laquelle ils...