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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Accès de faiblesse du dollar à l’étranger

Le dollar s’est replié face aux principales devises hier, l’euro en particulier, dans des marchés spéculant sur la décision de la Fed de réduire ou non ses taux directeurs lors de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire mardi prochain. Le billet vert a connu un certain accès de faiblesse après la publication des chiffres de la productivité de l’économie américaine au deuxième trimestre qui se sont soldés d’un côté par une faible hausse de la productivité de 1,1 % contre 8,6 % au premier trimestre, et d’un autre côté par une progression de 2,4 % des coûts salariaux contre une baisse de 5,2 % pendant la même période. Devant ces contrastes, plusieurs analystes ont estimé qu’une baisse des taux américains devienne improbable, dans la crainte que les coûts du travail ne restent plus sous contrôle et relancent des pressions inflationnistes. Le dollar, qui avait été soutenu dès le début de la semaine par la perspective d’une baisse des taux américains, s’est montré de plus en plus vulnérable à l’approche de la réunion de la Fed. Cela d’autant qu’il s’est ressenti dans la matinée d’hier de la nouvelle augmentation de l’excédent commercial allemand de 10,9 mds EUR en juin consécutivement à la hausse de 6 % des exportations à 56,7 mds EUR et à la baisse de 0,3 % des importations à 45,8 mds EUR. La nouvelle détérioration de la balance commerciale britannique en juin (déficit de 3,05 mds £) n’a eu d’impact négatif que sur le sterling face au dollar qui s’est finalement négocié à New York à 0,97 pour un euro contre 0,9665 la veille, à 1,5240 pour un sterling contre 1,5305, à 1,5045 FS contre 1,5130 et à 120,10 yens contre 121,00. Volatilité des Bourses américaines et hausse des européennes En Bourse, les marchés américains des actions étaient très volatils hier, fluctuant dans les deux sens. C’est ainsi qu’après être retombés dans le rouge, ils ont tenté ensuite une percée dans le vert, spéculant sur un prochain assouplissement de la politique monétaire de la Fed. Finalement Wall Street devait réduire ses gains à 0,38 % et le Nasdaq céder 0,79 %. Selon les professionnels, les gestionnaires de portefeuilles étaient les principaux responsables de ce mouvement en se livrant à des ventes bénéficiaires à la veille du week-end après trois séances de forte hausse. De plus, les nouvelles selon lesquelles WorldCom, en faillite, a admis que les irrégularités comptables lui ont permis d’augmenter artificiellement ses revenus de 7,1 mds $, soit 3,3 mds $ de plus qu’annoncé précédemment, ont aussi pesé sur la tendance. De leur côté, les Bourses européennes sont parvenues à terminer la séance d’hier sur une nouvelle hausse, soutenues par les gains réalisés dans les compartiments des technologiques (+3 %) et des assurances (+2,91 %) qui l’ont emporté sur les pertes des pharmaceutiques (-0,92 %) et de l’automobile (-0,85 %). À Beyrouth, offre et demande du dollar se sont équilibrées en dehors de la BDL qui est restée en dehors du négoce. Le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention en l’état a servi donc à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait sur le marché interbancaire entre 1 512,50 et 1 513 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 10 100 actions B de Solidere de 4 1/2 à 4 3/4 $ dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le dollar s’est replié face aux principales devises hier, l’euro en particulier, dans des marchés spéculant sur la décision de la Fed de réduire ou non ses taux directeurs lors de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire mardi prochain. Le billet vert a connu un certain accès de faiblesse après la publication des chiffres de la productivité de l’économie américaine au deuxième trimestre qui se sont soldés d’un côté par une faible hausse de la productivité de 1,1 % contre 8,6 % au premier trimestre, et d’un autre côté par une progression de 2,4 % des coûts salariaux contre une baisse de 5,2 % pendant la même période. Devant ces contrastes, plusieurs analystes ont estimé qu’une baisse des taux américains devienne improbable, dans la crainte que les coûts du travail ne restent plus sous...