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Actualités - Chronologie

Bagdad invite le Congrès américain à enquêter sur les armes prohibées

L’Irak a invité hier le Congrès américain à dépêcher une mission pour enquêter sur les armes prohibées qu’il est accusé de détenir, dans l’espoir de prévenir une frappe que Washington semble déterminé à lancer pour renverser le régime du président Saddam Hussein. Une invitation que la Maison-Blanche a qualifiée d’« inutile ». « Des discussions sont inutiles. Ce qui importe, c’est que l’Irak respecte ses engagements en matière de désarmement », a déclaré hier un porte-parole de la Maison-Blanche, Sean McCormack, qui accompagnait le président George W. Bush dans un déplacement à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Le président du Parlement irakien Saadoun Hammadi a invité le président de la Chambre des représentants Dennis Hastert et le leader de la majorité démocrate au Sénat Tom Daschle à envoyer en Irak une délégation pour enquêter sur les accusations de Washington selon lesquelles Bagdad développe des armes prohibées. « Je vous invite à envoyer une délégation (du Congrès), quel que soit le nombre de ses membres, qui peut se faire accompagner d’experts dans les domaines chimique, biologique et nucléaire », écrit M. Hammadi dans sa missive, qu’il a remise a un diplomate polonais qui dirige la section des intérêts américains à Bagdad. Il a appelé cette délégation à se baser, dans son enquête, sur « des renseignements fournis par votre gouvernement sur ses fausses affirmations que l’Irak a produit des armes chimiques et biologiques et qu’il est sur le point de produire des armes nucléaires ». Il a promis de fournir à la délégation « les facilités dont elle aura besoin » pour inspecter « pendant une période de trois semaines » les installations et les ateliers qui, selon Washington, « produisent ou projettent de produire des armes chimiques, biologiques, même s’ils (les sites présumés) sont enfouis profondément sous terre ». M. Hammadi estime qu’une telle visite permettra au Congrès « de prendre une décision objective » à propos d’une éventuelle attaque contre l’Irak. Plusieurs ténors démocrates et républicains du Congrès ont convenu ces derniers jours que Saddam Hussein constituait une menace grave pour la stabilité mondiale et que son départ était hautement souhaitable, mais certains élus ont mis en garde contre une action militaire précipitée, qui ne recueillerait pas un soutien suffisant en Amérique et à l’étranger.
L’Irak a invité hier le Congrès américain à dépêcher une mission pour enquêter sur les armes prohibées qu’il est accusé de détenir, dans l’espoir de prévenir une frappe que Washington semble déterminé à lancer pour renverser le régime du président Saddam Hussein. Une invitation que la Maison-Blanche a qualifiée d’« inutile ». « Des discussions sont inutiles. Ce qui importe, c’est que l’Irak respecte ses engagements en matière de désarmement », a déclaré hier un porte-parole de la Maison-Blanche, Sean McCormack, qui accompagnait le président George W. Bush dans un déplacement à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Le président du Parlement irakien Saadoun Hammadi a invité le président de la Chambre des représentants Dennis Hastert et le leader de la majorité démocrate au Sénat Tom Daschle à envoyer...