L’auteur de l’attentat manqué contre le président français Jacques Chirac le 14 juillet a été mis en examen vendredi pour « tentative d’assassinat » après avoir été reconnu sain d’esprit par les psychiatres, a-t-on appris de source judiciaire. Maxime Brunerie, 25 ans, a été inculpé par le juge d’instruction Jean-Baptiste Parlos. Cet extrémiste de droite avait tiré avec une carabine sur M. Chirac sans l’atteindre, non loin de l’arc de triomphe à Paris, où des dizaines de milliers de personnes assistaient au défilé de la fête nationale du 14 juillet. Après avoir été désarmé par des témoins et des policiers, l’agresseur avait été arrêté, puis interné d’office dans un établissement psychiatrique à Villejuif, en banlieue parisienne. Maxime Brunerie appartenait à un groupuscule d’extrême droite, Unité radicale (UR) que les autorités souhaitent désormais interdire. Ni parti politique ni association déclarée, UR s’organise autour de sites Internet, de fanzines et de bulletins dont la diffusion touche, selon l’un des fondateurs Guillaume Luyt, quelque 2 000 personnes. Après 20 ans, le dossier de l’Église de scientologie avance toujours au ralenti Près de 20 ans après le dépôt de la première plainte contre l’Église de scientologie, le dossier judiciaire de la secte avance au ralenti, comme en témoigne la prescription de deux des principales procédures constatée ces derniers jours par une juge parisienne. Si la prescription de ces deux dossiers, remontant respectivement à 1983 et 1989, était confirmée en appel, les personnes mises en cause ne seraient plus poursuivies, suite à l’inaction pendant plusieurs années de la juge d’instruction Marie-Paule Moracchini, chargée de ces enquêtes jusqu’en 2000. Cependant, la justice n’a pas complètement jeté l’éponge. La juge d’instruction parisienne Colette Bismuth-Sauron, qui a récupéré les dossiers depuis, est encore en charge de deux enquêtes visant l’Église de scientologie ou ses émanations, a-t-on indiqué de source judiciaire. La dernière procédure en date est récente : le parquet de Paris a ouvert, début mai, une information judiciaire contre X pour « extorsion de fonds en bande organisée », à la suite d’une plainte déposée par un ancien membre de l’Église, Alain Stoffen, un musicien de nationalité belge qui affirme notamment avoir fait l’objet de chantages. À Créteil, dans la banlieue parisienne, une autre enquête, ouverte en 1998 pour « tromperie, abus de biens sociaux et escroquerie en bande organisée », est également en cours, a précisé Me Olivier Morice, l’avocat de l’UNADFI (Union nationale des associations de défense de la famille et de l’individu), une association de lutte contre les sectes, partie civile dans ces dossiers.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’auteur de l’attentat manqué contre le président français Jacques Chirac le 14 juillet a été mis en examen vendredi pour « tentative d’assassinat » après avoir été reconnu sain d’esprit par les psychiatres, a-t-on appris de source judiciaire. Maxime Brunerie, 25 ans, a été inculpé par le juge d’instruction Jean-Baptiste Parlos. Cet extrémiste de droite avait tiré avec une carabine sur M. Chirac sans l’atteindre, non loin de l’arc de triomphe à Paris, où des dizaines de milliers de personnes assistaient au défilé de la fête nationale du 14 juillet. Après avoir été désarmé par des témoins et des policiers, l’agresseur avait été arrêté, puis interné d’office dans un établissement psychiatrique à Villejuif, en banlieue parisienne. Maxime Brunerie appartenait à un groupuscule d’extrême...