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Transferts : un marché atone et atypique dans l’Hexagone

À la veille de la reprise du championnat de France de football de L1 ce week-end, le marché des transferts est atone mais aussi atypique avec des recrutements de joueurs inconnus et/ou en fin de contrat (Martin Cardetti au PSG, Ariza Makukula à Nantes) et de nombreux prêts. Le champion du monde brésilien Ronaldinho est revenu au Paris-Saint-Germain et c’est peut-être la plus grosse nouvelle de l’été en matière de recrutement. Pour le reste, les clubs de L1 songent d’abord à dégraisser. Sur le circuit professionnel (L1, L2 et quelques clubs de National), 800 ou 850 professionnels suffiraient, contre plus de 1 000 aujourd’hui, estime-t-on du côté de l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP, syndicat des joueurs). Cas extrême, Marseille a cédé 19 joueurs pour n’en recruter que quelques-uns, sous l’étroit contrôle de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) qui veille à l’assainissement financier du club. Autre club le plus exposé médiatiquement, le Paris-Saint-Germain a financé son recrutement (André Luiz, Paulo Cesar...) en soldant les comptes du fol été 2000, avec la revente – à perte – de Nicolas Anelka (Manchester City) et Peter Luccin (Celta Vigo). « Le solde des transferts est positif de 14 millions d’euros et on a réduit la masse salariale d’environ 10 % », se félicite dans Le Parisien le président Laurent Perpère, le même qui avait mis sur la table près de 75 millions d’euros il y a deux ans pour un grand projet qui a tourné court. Autres temps, autres mœurs. À l’époque, l’argent coulait à flots. La Ligue venait de renégocier à la hausse les droits TV avec Canal Plus et TPS jusqu’en 2003-2004 (pour près de 335 millions d’euros par saison). Aujourd’hui, les clubs anticipent une éventuelle baisse de leurs ressources télévisuelles (60 % de leur budget en moyenne) à partir de 2004-2005. « Le marché est bloqué », répète-t-on aussi. Soumis aux mêmes problèmes, les grands clubs européens n’offrent plus de débouchés aux meilleurs éléments du championnat de France. Dernier recours Résultat, le niveau des plus grosses transactions a fait un bond de cinq ans en arrière (Jean-Claude Darcheville de Lorient à Bordeaux pour 7,6 millions d’euros, Andre Luiz de Tenerife au Paris-Saint-Germain pour 6,5 M, et 6 M pour le Malien Mahamadou Diarra du Vitesse Arnhem à Lyon ou le Portugais Ariza Makukula de Salamanque). Il y a deux ans, le PSG rachetait Anelka au Real pour 33 millions d’euros. En période d’austérité, le joueur en fin de contrat – donc gratuit – est une denrée recherchée. L’Argentin Martin Cardetti (26 ans, Paris-Saint-Germain, ex-River Plate), le Suisse Johan Lonfat (29 ans, Sochaux, ex-Servette) et le Grec Vassilis Zikos (28 ans, Monaco, ex-AEK Athènes) ne font peut-être pas rêver, mais ils n’ont rien coûté. Les prêts vont bon train aussi, avec une vingtaine répertoriés jusqu’à présent (le marché est ouvert jusqu’au 31 août). « La formule du prêt est moins idéale que celle du transfert, commente Gervais Martel, président de Lens et de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF). Mais c’est la formule de dernier recours, comme les clubs n’ont pas d’argent », ajoute-t-il. « Ce n’est pas une solution toujours satisfaisante. Ils doivent être occasionnels, et non un mode de gestion », prévient-on à l’Union nationale des footballeurs professionnels. Par le jeu des vases communicants, les prêts bloquent le recrutement des joueurs sans contrat. À force d’être « prêtés », certains joueurs n’ont plus qu’un lien très théorique avec leur club d’origine, comme Abardonado, justement, un « Marseillais » qui n’a fait que transiter par la Canebière entre Lorient et Nice. Ou encore Kaba Diawara, un joueur du Paris-Saint-Germain qui n’a pas mis les pieds à Paris depuis longtemps.
À la veille de la reprise du championnat de France de football de L1 ce week-end, le marché des transferts est atone mais aussi atypique avec des recrutements de joueurs inconnus et/ou en fin de contrat (Martin Cardetti au PSG, Ariza Makukula à Nantes) et de nombreux prêts. Le champion du monde brésilien Ronaldinho est revenu au Paris-Saint-Germain et c’est peut-être la plus grosse nouvelle de l’été en matière de recrutement. Pour le reste, les clubs de L1 songent d’abord à dégraisser. Sur le circuit professionnel (L1, L2 et quelques clubs de National), 800 ou 850 professionnels suffiraient, contre plus de 1 000 aujourd’hui, estime-t-on du côté de l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP, syndicat des joueurs). Cas extrême, Marseille a cédé 19 joueurs pour n’en recruter que quelques-uns, sous...