Le pape Jean-Paul II a montré par petites touches mardi, dès son arrivée au Canada, que malgré son grand âge et sa santé chancelante, il était déterminé à poursuivre sa mission et qu’il pensait en avoir encore les moyens physiques et intellectuels. Alors qu’il avait fallu le hisser à bord de son avion à Rome, au moyen d’un élévateur, le Saint-Père de 82 ans, rongé par la maladie de Parkinson et l’arthrite, a provoqué la surprise à son arrivée à Toronto en tenant à descendre lui-même la passerelle. Certes, il a procédé pas à pas, le visage crispé par la douleur, le bras solidement soutenu par un ecclésiastique, mais il a semblé vouloir remettre les pendules à l’heure après les interrogations sur ses capacités à continuer son sacerdoce suscitées par son dernier voyage en Bulgarie et en Azerbaïdjan en mai dernier. Ses problèmes d’élocution, sa quasi-incapacité à se déplacer, son refus lors d’une cérémonie de porter la mitre, le couvre-chef liturgique symbole de la dignité épiscopale, avaient fini par faire douter de la capacité du pape à poursuivre ses incessants périples, celui entamé au Canada étant le 97e de son pontificat. En descendant la passerelle, « le pape a voulu montrer publiquement qu’il était déterminé à continuer jusqu’au bout. Il est fatigué physiquement, il ne le cache pas, mais il est déterminé à continuer », estime Romilda Ferrauto, rédactrice en chef à Radio Vatican, organe officiel du Saint-Siège. Autre signe, selon elle, de la détermination du pape : « Il a lu son discours en entier, jusqu’à la fin, sans sauter une ligne », alors que souvent il se contente de quelques phrases. Mieux même, « il a fait un geste que les personnes qui le côtoient ont su tout de suite comprendre quand il a improvisé à la fin de la cérémonie quelques mots en français » pour souhaiter « plein succès » aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). « Quand le pape improvise, c’est qu’il a envie de dire regardez je suis là, je suis content d’être là », souligne-t-elle.
Le pape Jean-Paul II a montré par petites touches mardi, dès son arrivée au Canada, que malgré son grand âge et sa santé chancelante, il était déterminé à poursuivre sa mission et qu’il pensait en avoir encore les moyens physiques et intellectuels. Alors qu’il avait fallu le hisser à bord de son avion à Rome, au moyen d’un élévateur, le Saint-Père de 82 ans, rongé par la maladie de Parkinson et l’arthrite, a provoqué la surprise à son arrivée à Toronto en tenant à descendre lui-même la passerelle. Certes, il a procédé pas à pas, le visage crispé par la douleur, le bras solidement soutenu par un ecclésiastique, mais il a semblé vouloir remettre les pendules à l’heure après les interrogations sur ses capacités à continuer son sacerdoce suscitées par son dernier voyage en Bulgarie et en...
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