Bulgarie Succès probant pour la politique étrangère de Siméon II
le 23 juillet 2002 à 00h00
L’ex-roi bulgare Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha, dont le gouvernement de centre droit fêtera mercredi sa première année d’exercice du pouvoir, a contribué à améliorer l’image de son pays à l’étranger, d’après les spécialistes. « Les succès de politique étrangère de ce gouvernement dépassent tous ceux de ses prédécesseurs », estime Jivko Gueorguiev, politologue à l’Institut Gallup de Sofia. « Le roi devenu Premier ministre a un charisme extraordinaire, la Bulgarie a de la chance avec lui », ajoute sous le couvert de l’anonymat un diplomate européen. « Il parle espagnol avec les Espagnols, français avec les Français, italien avec les Italiens, allemand avec les Allemands et anglais avec les Anglais. Il est partout chez lui en Europe », souligne-t-il. Les sondages confortent cette image que M. de Saxe-Cobourg-Gotha tente de donner à l’extérieur de son gouvernement, en fonction depuis le 24 juillet 2001. L’énergique ministre des Affaires étrangères, Solomon Passi, en est son membre le plus populaire avec 44 % d’avis favorables, devant le Premier ministre (41 %), selon l’Institut Mediana. En avril, l’ex-roi a été le premier chef de gouvernement bulgare à jamais être reçu aux États-Unis où il s’était rendu à l’invitation personnelle du président américain, George Bush. En juin, il s’était rendu à Moscou pour normaliser avec le président Vladimir Poutine les relations bilatérales entre son pays et la Russie qui s’étaient dégradées depuis la fin du communisme. En mai, lors d’une visite pastorale en Bulgarie, le pape Jean-Paul II avait offert une réhabilitation internationale à l’ancien allié de la Russie communiste en affirmant n’avoir « jamais cru à la soi-disant filière bulgare » qui aurait commandité un attentat dont le souverain pontife avait été victime en 1981 à Rome. La Bulgarie siège depuis janvier comme membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. À ce titre, elle avait reçu en juin le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, qui s’était rendu à Sofia alors que la crise israélo-palestinienne connaissait un nouveau paroxysme. En septembre, Sofia assurera même pendant un mois la présidence du Conseil de sécurité. L’un des candidats les plus pauvres à l’entrée dans l’Union européenne (UE) et l’Otan, la Bulgarie a déjà fermé 20 des 30 chapitres en négociations avant une éventuelle adhésion à l’UE. « Nous avons profité au maximum de la présidence espagnole » qui a pris fin le 30 juin, souligne M. Passi. Le pays, qui espère achever ces négociations dès 2003, ne figure pas pour autant parmi ceux pouvant espérer entrer dans l’UE dès 2004, en raison du retard pris par les réformes économiques en cours.
L’ex-roi bulgare Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha, dont le gouvernement de centre droit fêtera mercredi sa première année d’exercice du pouvoir, a contribué à améliorer l’image de son pays à l’étranger, d’après les spécialistes. « Les succès de politique étrangère de ce gouvernement dépassent tous ceux de ses prédécesseurs », estime Jivko Gueorguiev, politologue à l’Institut Gallup de Sofia. « Le roi devenu Premier ministre a un charisme extraordinaire, la Bulgarie a de la chance avec lui », ajoute sous le couvert de l’anonymat un diplomate européen. « Il parle espagnol avec les Espagnols, français avec les Français, italien avec les Italiens, allemand avec les Allemands et anglais avec les Anglais. Il est partout chez lui en Europe », souligne-t-il. Les sondages confortent cette image que M. de...
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