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Actualités - Chronologie

Sommet - Les deux présidents ont évoqué plusieurs dossiers, dont Kaliningrad et la Tchétchénie Poutine et Chirac veulent une Russie et une Europe « main dans la main »

Les présidents russe Vladimir Poutine et français Jacques Chirac ont souhaité voir la Russie et l’Union européenne marcher « main dans la main », vendredi lors d’un sommet informel au cours duquel ils ont confirmé l’achat par Aéroflot de 18 Airbus moyens courriers. Le sommet s’est tenu dans la résidence présidentielle Botcharov Routcheï (le ruisseau des tonneliers), située dans un parc de 40 hectares au bord de la mer Noire. Sous une chaleur moite, les deux présidents se sont d’abord promenés seuls dans le parc avant leurs entretiens qui se sont déroulés dans une villa de style stalinien construite au début des années cinquante. Affirmant avec force que « la Russie et l’Union européenne étaient deux pôles essentiels du monde en devenir », M. Chirac a souhaité que « l’Europe et la Russie, la Russie et l’Europe travaillent la main dans la main ». Dans un geste vis-à-vis de son hôte, le président français a plaidé pour une solution qui « n’humilie pas la Russie » dans les discussions qui opposent Moscou à l’Union européenne (UE) sur la question de Kaliningrad. « Je considère que le système de visas imposés à des Russes pour aller d’un endroit chez eux à un autre endroit chez eux n’est pas acceptable », a déclaré M. Chirac lors d’une conférence de presse commune. Kaliningrad, un territoire enclavé entre la Pologne et la Lituanie et où vivent un million de Russes, sera isolé du reste de la Russie lorsque ces deux pays intégreront l’UE. Les Russes de Kaliningrad seront alors obligés de demander un visa pour se rendre ailleurs en territoire russe, ce que Moscou refuse. Des pourparlers sur l’enclave doivent avoir lieu mardi prochain à Bruxelles. Signe du nouvel élan de la coopération entre la Russie et l’Europe, M. Poutine a confirmé l’achat par la compagnie russe Aéroflot d’avions moyens courriers Airbus pour un montant d’environ 600 millions de dollars. M. Chirac a confirmé que les dirigeants d’Airbus avaient reçu mardi la confirmation du choix d’Aéroflot portant sur 18 appareils. « La lutte a été féroce (entre Airbus et Boeing), et Aéroflot a choisi des Airbus A320. Cette décision est prise », a déclaré M. Poutine en insistant sur le fait qu’Airbus avait offert un contrat de coopération technique et industrielle à des sociétés russes. En ce qui concerne la Tchétchénie, M. Chirac a une nouvelle fois rappelé que « la seule réponse convenable était de nature politique. Je comprends que c’est ce qui est engagé », a-t-il cependant ajouté. De son côté, M. Poutine a reconnu que des violences étaient commises à l’égard de la population civile tchétchène, estimant que « toute action militaire liée à la lutte contre le terrorisme provoquait des problèmes avec la population civile. Voyez en Afghanistan ». Le président russe a affirmé que Moscou s’attachait à « renforcer les structures de sécurité tchétchènes », expliquant que « le processus de formation » des forces de l’ordre tchétchènes prorusses devrait être terminé « avant la fin de l’année », ce qui permettra de mettre en place une Constitution, puis d’organiser l’élection des autorités locales. Les deux présidents ont eu un premier entretien en fin de journée qui a duré deux heures, au lieu d’une prévue, simplement accompagnés de leurs conseillers diplomatiques. Ils ont ensuite évoqué les questions internationales, comme le Proche-Orient, l’Irak et l’Afghanistan, au cours d’un dîner de travail. Ils devaient encore avoir un petit-déjeuner, samedi matin, en tête à tête, avant que M. Chirac ne rentre à Paris.
Les présidents russe Vladimir Poutine et français Jacques Chirac ont souhaité voir la Russie et l’Union européenne marcher « main dans la main », vendredi lors d’un sommet informel au cours duquel ils ont confirmé l’achat par Aéroflot de 18 Airbus moyens courriers. Le sommet s’est tenu dans la résidence présidentielle Botcharov Routcheï (le ruisseau des tonneliers), située dans un parc de 40 hectares au bord de la mer Noire. Sous une chaleur moite, les deux présidents se sont d’abord promenés seuls dans le parc avant leurs entretiens qui se sont déroulés dans une villa de style stalinien construite au début des années cinquante. Affirmant avec force que « la Russie et l’Union européenne étaient deux pôles essentiels du monde en devenir », M. Chirac a souhaité que « l’Europe et la Russie, la Russie...