Toumaï ou Sahelanthropus tchadensis, dont les restes fossiles vieux de 7 millions d’années ont été découverts par la Mission paléoanthropologique franco-tchadienne (MPFT) dans le désert du Djourab, a vécu dans un environnement composé d’une mosaïque de forêts-galeries, de zones de savane arborée et de prairies, bien différentes du paysage d’aujourd’hui couvert de dunes à perte de vue. En effet, l’étude qui a été menée parallèlement à l’examen de ce fossile sous la direction de Patrick Vignaud, de l’Université de Poitiers, et qui fait l’objet d’un article séparé dans la revue Nature de jeudi, a révélé que, dans son environnement, Toumaï rencontrait des carnivores, des chevaux tridactyles, des éléphants, des antilopes, des hippopotames, dont plus de 700 restes variés ont été trouvés à proximité de ses propres restes. C’est par ailleurs le degré évolutif de ces animaux qui a permis de dater indirectement le fossile principal. Les analyses des sédiments anciens ont confirmé qu’il s’agissait d’un environnement correspondant aux besoins de ce genre de faune, marquée par l’abondance de bovidés (plus de la moitié des individus) et de mammifères amphibies (environ le quart), mais situé dans un contexte très inhabituel, entre lac et désert, expliquent les scientifiques. Depuis au moins 7 millions d’années précisément, la région de cette importante découverte paléontologique a connu une succession de phases humides, associées à une extension de l’étendue du lac Tchad, et de phases arides associées au désert. Actuellement, cette région est désertique et le lac Tchad n’occupe plus qu’une superficie de 5 000 kilomètres carrés, alors que par le passé, il inondait jusqu’à 400 000 kilomètres carrés des terres, soit 80 % de la superficie de la France.
Toumaï ou Sahelanthropus tchadensis, dont les restes fossiles vieux de 7 millions d’années ont été découverts par la Mission paléoanthropologique franco-tchadienne (MPFT) dans le désert du Djourab, a vécu dans un environnement composé d’une mosaïque de forêts-galeries, de zones de savane arborée et de prairies, bien différentes du paysage d’aujourd’hui couvert de dunes à perte de vue. En effet, l’étude qui a été menée parallèlement à l’examen de ce fossile sous la direction de Patrick Vignaud, de l’Université de Poitiers, et qui fait l’objet d’un article séparé dans la revue Nature de jeudi, a révélé que, dans son environnement, Toumaï rencontrait des carnivores, des chevaux tridactyles, des éléphants, des antilopes, des hippopotames, dont plus de 700 restes variés ont été trouvés à...
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