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Greene remet de l’ordre dans son royaume

L’Américain Maurice Greene, le roi du sprint, devenu simple sujet du 100 m le temps de deux défaites, a récupéré son trône lors de la réunion d’athlétisme de Paris/Saint-Denis (banlieue nord), deuxième étape de la Golden League. Son large sourire et ses pas de danse sur la piste détrempée du Stade de France, quelques secondes après avoir franchi la ligne en vainqueur, rappellent combien l’homme qui plane sur le sprint mondial a tremblé depuis une semaine, malgré ses classiques roulements d’épaules. Obligé d’abandonner toute prétention sur le jackpot de la Golden League après sa défaite à Oslo, le 28 juin, la « fusée de Kansas City » avait cédé 48 heures plus tard à Sheffield, avec deux inhabituels chronos au-dessus des dix secondes (10’’06 et 10’’24). Le monde de l’athlétisme se réjouissait presque de devoir préparer la succession de « Mo », qui régnait sans partage depuis quatre ans sur la discipline et le premier de ses trois titres mondiaux en 1997. « À Paris, l’important sera la victoire et rien d’autre. À partir de Rome, les temps devraient descendre », avait promis l’élève de John Smith, en déclarant forfait à Lausanne, mardi dernier. La première mission a donc été remplie. Giclant des startings, le détenteur du record du monde (9’’79) a propulsé ses 75 kg de muscles sans jamais devoir être inquiété par ses adversaires, qui ne l’avaient battu qu’une seule fois la saison dernière et se voyaient bien renverser le roi. « Je suis soulagé. Avant la course, j’ai ressenti de la pression, mais j’ai pris des risques et cela a fonctionné. Si je devais me donner une note, ce serait un C », a soufflé Greene (27 ans). Le niveau de ses adversaires est d’ailleurs sans doute sa chance, puisque, à part son double vainqueur d’Oslo et de Sheffield, le Britannique Dwain Chambers, forfait à Paris, personne ne semble en mesure de titiller le champion olympique.
L’Américain Maurice Greene, le roi du sprint, devenu simple sujet du 100 m le temps de deux défaites, a récupéré son trône lors de la réunion d’athlétisme de Paris/Saint-Denis (banlieue nord), deuxième étape de la Golden League. Son large sourire et ses pas de danse sur la piste détrempée du Stade de France, quelques secondes après avoir franchi la ligne en vainqueur, rappellent combien l’homme qui plane sur le sprint mondial a tremblé depuis une semaine, malgré ses classiques roulements d’épaules. Obligé d’abandonner toute prétention sur le jackpot de la Golden League après sa défaite à Oslo, le 28 juin, la « fusée de Kansas City » avait cédé 48 heures plus tard à Sheffield, avec deux inhabituels chronos au-dessus des dix secondes (10’’06 et 10’’24). Le monde de l’athlétisme se...