Les places financières internationales ont fonctionné au ralenti hier, en l’absence d’indications en provenance des États-Unis dont les marchés étaient fermés en raison de la fête de l’indépendance. Mais, il n’en demeurait pas moins que le billet vert continuait à bénéficier d’un certain regain d’intérêt en rapport avec la reprise de Wall Street la veille, surtout après que l’euro eut échoué à atteindre la parité avec le dollar. Toutefois, la monnaie unique est parvenue à limiter ses pertes à l’annonce d’une hausse surprise des commandes dans l’industrie allemande. Celles-ci ont progressé en mai à un rythme supérieur aux attentes, soit de 3,1 % par rapport à avril, selon le ministère allemand des Finances. Ce mouvement a été renforcé par les propos attribués au chancelier Gerhard Schröder devant le Bundestag qui s’est montré positif sur la croissance de la première économie européenne qui pourrait aller, selon lui, jusqu’à 3 % l’an prochain. En outre, les opérateurs n’ont pas réagi à l’annonce par la Banque centrale européenne (BCE) du maintien de son principal taux directeur à 3,25 % ainsi qu’à la décision de la Banque d’Angleterre d’observer un statu quo monétaire, en laissant son taux de base inchangé à 4 %. Pourtant, ils ont fait montre de prudence à la hausse du dollar à cause des rumeurs sur des menaces terroristes contre les États-Unis, surtout après le renforcement des mesures de sécurité prises à travers le pays à l’occasion de la fête de l’indépendance. C’est ainsi qu’à la clôture de Londres, le billet vert s’est négocié sur un ton légèrement ferme à 0,9785 pour un euro contre 0,9805 la veille à New York, à 1,5250 pour un sterling contre 1,5265, à 1,4970 FS contre 1,4930 et à 120,15 yens contre 119,90. Rebond technique des Bourses européennes En Bourse, les marchés européens des valeurs mobilières ont terminé en net rebond hier sur des achats à bon compte de valeurs bradées dans le sillage de la reprise technique opérée la veille à Wall Street qui était fermée jeudi pour la fête de l’indépendance aux États-Unis et n’ouvrira qu’une demi-séance aujourd’hui. Pourtant, ce rebond mené par les valeurs de télécoms et de médias, au lendemain du remplacement de Jean-Marie Messier par Jean-René Fourtou à la tête de Vivendi Universal, ne semble pas constituer pour le moment un tournant, car les marchés manquent terriblement de nouvelles en provenance des sociétés. À Beyrouth, le climat entourant le marché des changes est resté le même hier, avec la propension de certains opérateurs à vendre le dollar en l’absence d’intérêt à l’achat en dehors des besoins commerciaux courants des opérateurs. Dans ce contexte, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL a servi encore une fois à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, alors qu’il se négociait toujours entre 1 513,25 et 1 513,75 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 5 000 certificats GDR de la Blom Bank de 17 à 17 1/4 $ et le maintien de 70 actions A de Solidere à 4 1/4 $, dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les places financières internationales ont fonctionné au ralenti hier, en l’absence d’indications en provenance des États-Unis dont les marchés étaient fermés en raison de la fête de l’indépendance. Mais, il n’en demeurait pas moins que le billet vert continuait à bénéficier d’un certain regain d’intérêt en rapport avec la reprise de Wall Street la veille, surtout après que l’euro eut échoué à atteindre la parité avec le dollar. Toutefois, la monnaie unique est parvenue à limiter ses pertes à l’annonce d’une hausse surprise des commandes dans l’industrie allemande. Celles-ci ont progressé en mai à un rythme supérieur aux attentes, soit de 3,1 % par rapport à avril, selon le ministère allemand des Finances. Ce mouvement a été renforcé par les propos attribués au chancelier Gerhard Schröder...