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Le football brésilien reste dans le chaos

Avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, certains observateurs avaient suggéré qu’une élimination précoce de la Seleçao servirait à mettre de l’ordre dans le monde du football brésilien. Une mauvaise performance des Auriverde ferait vaciller des dirigeants du football accrochés à leurs postes malgré les accusations de corruption dont ils ont été l’objet. Mais le Brésil vient de remporter son cinquième titre mondial, et paradoxalement, ce succès pourrait renforcer les positions de ses dirigeants et mettre un frein à toute tentative de réforme. L’équipe nationale elle-même, conglomérat de Harlem Globetrotters, se prépare un avenir incertain. Les champions du monde pourraient attendre deux ans avant de disputer un match à enjeu, selon que la prochaine Copa America se tiendra en 2003 ou en 2004. En attendant, la Confédération brésilienne (CBF) devrait remplir l’agenda des Auriverde de matches amicaux lucratifs. Mauvaise gestion Ces dernières années, les adversaires des Brésiliens avaient une valeur plus pécuniaire que sportive : l’Australie, la Lituanie, l’Islande, Panama et Andorre ont affronté la Seleçao. Les amicaux, ainsi que le contrat de parrainage avec Nike, ont fait rentrer beaucoup d’argent dans les caisses de la CBF. Pourtant, une enquête parlementaire a révélé l’an dernier que les dépenses de la CBF avaient plus augmenté que ses recettes. Le sénateur Geraldo Althoff, auteur du rapport, a souligné que les dettes de la Confédération se montaient à 25 millions de de reals (8,9 millions de dollars) sur la période allant de 1995 à 2000. « Manque de contrôle, désorganisation et mauvaise gestion règnent à la CBF », avait-il dit. « M. Ricardo Teixeira, en tant que président, est directement responsable. L’environnement est propice à un désastre administratif. » Le football local croule sous les compétitions, le championnat national est toujours précédé de polémiques interminables sur les règles et les participants. Il y a deux ans, un conflit légal en avait carrément empêché la tenue. Toutefois, comme l’a résumé Luiz Felipe Scolari dimanche, « les Brésiliens peuvent être disciplinés quand ils le veulent ». Cela ne semble être le cas que tous les quatre ans.
Avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, certains observateurs avaient suggéré qu’une élimination précoce de la Seleçao servirait à mettre de l’ordre dans le monde du football brésilien. Une mauvaise performance des Auriverde ferait vaciller des dirigeants du football accrochés à leurs postes malgré les accusations de corruption dont ils ont été l’objet. Mais le Brésil vient de remporter son cinquième titre mondial, et paradoxalement, ce succès pourrait renforcer les positions de ses dirigeants et mettre un frein à toute tentative de réforme. L’équipe nationale elle-même, conglomérat de Harlem Globetrotters, se prépare un avenir incertain. Les champions du monde pourraient attendre deux ans avant de disputer un match à enjeu, selon que la prochaine Copa America se tiendra en 2003 ou en 2004. En...