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Actualités - Chronologie

Jonction des deux dossiers judiciaires sur la vente des frégates à Taïwan

Le juge d’instruction parisien Renaud Van Ruymbeke a ordonné vendredi la jonction des deux dossiers judiciaires en cours concernant la vente de six frégates militaires par le groupe français Thomson à Taïwan en 1991, a-t-on appris lundi de source proche du dossier. Le juge a pris cette décision contre l’avis du parquet qui s’était prononcé contre cette jonction des dossiers. L’une des deux informations judiciaires, ouverte en juin 2001 pour « abus de biens sociaux et recel », porte sur les éventuelles rétro-commissions en marge de cette vente, qui sont évaluées à environ 500 millions de dollars par l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’époque Roland Dumas. Cette enquête, qui se heurte toujours au secret défense, a pris un nouveau tournant le 18 juin avec une perquisition au siège de Thales (ex-Thomson CSF), groupe français d’électronique professionnelle et de défense. Au cours des dernières semaines, les juges Van Ruymbeke et Dominique de Talancé ont multiplié les auditions visant notamment à faire la lumière sur les circonstances exactes du décès de plusieurs personnes – jugées suspectes par certains de leurs proches – ayant été impliquées dans cette vente. Ils ont notamment entendu le général René Imbot, patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services secrets) de 1985 à 1987, sur les circonstances de la mort de son fils, Thierry, en octobre 2000 à Paris. Ce dernier, conseiller commercial à la représentation française à Taïwan au début des années 1990 et qui a également travaillé au sein de la DGSE, avait été retrouvé mort dans la cour de son immeuble à Paris. L’enquête sur les circonstances de sa mort avait été classée sans suite par le parquet, la brigade criminelle ayant conclu à une mort accidentelle. L’autre enquête avait été ouverte en 1997 à la suite d’une plainte pour « tentative d’escroquerie » déposée par Thomson. L’ancien PDG d’Elf Loïk Le Floch-Prigent, son ancien bras droit, Alfred Sirven, ou encore Christine Deviers-Joncour, ancienne maîtresse de M. Dumas, font partie des personnes mises en examen dans ce dossier.
Le juge d’instruction parisien Renaud Van Ruymbeke a ordonné vendredi la jonction des deux dossiers judiciaires en cours concernant la vente de six frégates militaires par le groupe français Thomson à Taïwan en 1991, a-t-on appris lundi de source proche du dossier. Le juge a pris cette décision contre l’avis du parquet qui s’était prononcé contre cette jonction des dossiers. L’une des deux informations judiciaires, ouverte en juin 2001 pour « abus de biens sociaux et recel », porte sur les éventuelles rétro-commissions en marge de cette vente, qui sont évaluées à environ 500 millions de dollars par l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’époque Roland Dumas. Cette enquête, qui se heurte toujours au secret défense, a pris un nouveau tournant le 18 juin avec une perquisition au siège de Thales...