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Cyclisme - Championnat de France Vogondy donne un coup de jeune

Le cyclisme français s’est donné un coup de jeune, hier à Briançon, au terme d’un championnat national endiablé, remporté par Nicolas Vogondy, 24 ans, qui s’est emparé du maillot tricolore. Vogondy a devancé au sprint ses derniers compagnons d’échappée, Nicolas Jalabert (CSC-Tiscali), Patrice Halgand (Jean Delatour) et Franck Bouyer (Bonjour). Sur le podium protocolaire, vêtu de sa tunique bleu, blanc, rouge, le petit Vogondy n’a cessé de démontrer sa joie, embrassant son bien, croquant sa médaille d’or, levant les bras vers les nombreux supporteurs venus du Loir-et-Cher et se prêtant au jeu des photographes. « La course est partie super vite à cause du vent et ne s’est jamais relâchée », a expliqué le vainqueur. « Il y a eu une première échappée de 40 coureurs que j’ai pu rejoindre in-extremis. » « Cela s’est regroupé puis il y eut une nouvelle échappée de 15 coureurs. Mon équipe était représentée par Frédéric Guesdon, Thomas Bodo et Sandy Casar. Le peloton était relégué à 1’50’’. » Forte de ses 20 éléments, la formation Bonjour, dirigée par Jean-René Bernaudeau, a eu en main la destinée de la course tout au long de la journée, organisant la poursuite en misant tout, à partir de la mi-course, sur Damien Nazon, son sprinteur. Bonjour a accompli un inlassable travail mais a fatalement manqué de fraîcheur au moment de faire la différence. À moins de trois tours de l’arrivée, soit une cinquantaine de kilomètres, 10 coureurs ont enfin fait le break, chacune des équipes étant représentées. C’était un moment de la course où la plupart des coureurs atteignaient leur point de rupture, ayant roulé depuis le départ à près de 50 km/h. Dans l’avant-dernier tour, Casar, Vogondy, Halgand, Bouyer, Nicolas Jalabert et Oriol prenaient définitivement les devants en dépit d’un violent contre organisé par Richard Virenque. Superstitieux « Le dernier tour a été très tendu, a raconté Vogondy. Tout le monde était fatigué, surtout Sandy Casar qui a passé toute la journée devant. » « Aucun de nous n’a pu attaquer dans les deux dernières côtes et c’est au sprint que cela s’est joué. Sandy s’est dévoué dans les deux derniers kilomètres, empêchant les autres d’attaquer. » « J’avais déjà remporté ce type de sprints », a précisé Nicolas Jalabert dont la déception était double, car une victoire lui aurait valu de disputer le Tour de France auprès de son frère. « Je me méfiais de Patrice Halgand que je savais rapide et j’ai constaté que Nicolas Vogondy allait très vite aussi. » « Bouyer et Halgand ont fait l’effort à 300 mètres, a poursuivi Vogondy, et je me suis lancé sur la droite, prenant l’avantage à 150 mètres. Je sentais que ça poussait derrière moi et chaque mètre qui passait m’incitait à tenir. » La ligne d’arrivée franchie, Vogondy laissait éclater sa joie, de même que son directeur sportif Marc Madiot, blême de bonheur. « Je suis superstitieux, a affirmé ce dernier, et j’ai vu dans le changement d’appellation et de maillot de l’équipe, devenue fdjeux.com aujourd’hui, un signe du destin. » « En 1997, Christophe Mengin avait inauguré celui de la Française des Jeux en remportant le championnat de France de cyclo-cross. Je ne remercierai jamais assez les dirigeants de la Française d’avoir décidé la survie du groupe en septembre dernier. »
Le cyclisme français s’est donné un coup de jeune, hier à Briançon, au terme d’un championnat national endiablé, remporté par Nicolas Vogondy, 24 ans, qui s’est emparé du maillot tricolore. Vogondy a devancé au sprint ses derniers compagnons d’échappée, Nicolas Jalabert (CSC-Tiscali), Patrice Halgand (Jean Delatour) et Franck Bouyer (Bonjour). Sur le podium protocolaire, vêtu de sa tunique bleu, blanc, rouge, le petit Vogondy n’a cessé de démontrer sa joie, embrassant son bien, croquant sa médaille d’or, levant les bras vers les nombreux supporteurs venus du Loir-et-Cher et se prêtant au jeu des photographes. « La course est partie super vite à cause du vent et ne s’est jamais relâchée », a expliqué le vainqueur. « Il y a eu une première échappée de 40 coureurs que j’ai pu rejoindre in-extremis....