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Mondial 2002 Allemagne-Brésil, enfin !

En disposant (1-0) de la Turquie, hier à Saitama, le Brésil a rejoint l’Allemagne en finale du Mondial de football et a comblé une lacune dans l’histoire d’une épreuve qui, en 72 ans d’existence, n’avait jamais réussi à s’offrir ne serait-ce qu’un match entre ses deux plus brillants lauréats. Dimanche à Yokohama, près de Tokyo, les Brésiliens partiront en effet à la conquête de leur cinquième couronne, les Allemands de leur quatrième. Des palmarès avec lesquels seule l’Italie, victorieuse à trois reprises, peut encore rivaliser. Une finale tout aussi inattendue cette année qu’elle était attendue depuis des décennies. Ni la Seleçao ni la Mannschaft ne paraissaient au niveau de leur réputation. Elles s’étaient qualifiées dans la douleur pour le tournoi final, les Brésiliens aux prises avec leurs querelles internes, les Allemands en période de transition. Il leur a fallu bénéficier d’un parcours relativement facile lors des tours antérieurs pour monter en puissance, gagner en confiance et retrouver les fauteuils d’orchestre que Français, Argentins, Italiens ou Espagnols pensaient avant le tournoi leur être réservés. Face à des Turcs déterminés qui ont confirmé leur excellente Coupe du monde, les Brésiliens, moins maîtres du ballon que contre l’Angleterre (2-1), ont pris l’avantage juste après la reprise sur une percée en force de Ronaldo terminée par un pointu à l’ancienne venant se ficher dans le petit filet de Rustu. Une réussite qui lui permet de prendre seul la tête du classement des buteurs avec 6 buts en 6 matches, devant son compatriote Rivaldo et l’Allemand Miroslav Klose, 5 chacun. La Turquie jouera samedi à Daegu contre la Corée du Sud la « petite » finale, pour les 3e et 4e places. Une rencontre aussi inattendue puisque, en cinq tentatives, la Corée n’avait jamais passé le premier tour. En une seule apparition, en 1954, la Turquie n’avait pas fait mieux. La Seleçao encore et toujours Le Brésil s’est qualifié pour la finale de la Coupe du monde de football contre l’Allemagne en battant hier la Turquie 1-0 dans un match qui s’est déroulé sans tensions particulières. Après les finales de 94 et 98, la Seleçao disputera dimanche sa troisième finale consécutive, prouvant ainsi son statut de meilleure nation de football pour les dix dernières années. Les équipes turques et brésiliennes se retrouvaient après une première confrontation, le 3 juin en match de poule, au cours de laquelle l’arbitre avait exclu deux Turcs et accordé un penalty généreux aux Brésiliens qui l’avaient emporté 2-1. Apparemment remis de sa légère blessure à la cuisse, l’attaquant brésilien Ronaldo s’est présenté sur le terrain paré de sa nouvelle coiffure, une simple touffe laissée sur le devant du crâne. « Quand nous l’avons vu à l’entraînement avec cette étrange coupe de cheveux, j’ai su qu’il se sentait bien et qu’il allait jouer », a confié Scolari après la rencontre. Mais ce sont les Turcs qui sont rentrés les premiers dans le match en pressant haut les milieux de terrain de la Seleçao. Toujours aussi dynamique sur son aile gauche, Roberto Carlos a tenté quelques rapides incursions avant que la Turquie ne se crée la première occasion du match sur une tête décroisée d’Alpay Ozalan qui a contraint Marcos à une belle détente (20e). Rustu décisif Sur la contre-attaque, Ronaldo a offert un superbe ballon à Cafu lancé sur le côté droit, mais le gardien turc Rustu Recber, au visage camouflé par des peintures de guerre, a bien sorti le tir du capitaine brésilien (21e). Ronaldo a ensuite manqué d’ouvrir le score sur un ballon relâché par Rustu sur un tir lointain de Rivaldo, mais la reprise du joueur de l’Inter Milan n’a pas trompé l’excellent portier turc (23e). Ce dernier s’est à nouveau illustré sur une frappe lointaine du pied gauche signée Rivaldo (34e), qui a ensuite manqué le cadre de quelques centimètres sur un tir depuis le point de penalty (36e). Auteur d’un nouveau tir aux 15 mètres (43e) puis d’un centre tendu (44e), Roberto Carlos s’est de nouveau heurté à Rustu qui a été le joueur décisif de cette première mi-temps. « Je félicite Rustu, a déclaré son équipier Ilhan Mansiz après la rencontre. Il a donné confiance à toute la défense et je pense que c’était l’un des meilleurs joueurs sur le terrain ce soir. » Exploit de Ronaldo Dés le retour des vestiaires, le « Phénomène » Ronaldo a définitivement signé son retour au meilleur niveau en inscrivant un but magnifique de l’extérieur du pied, en pleine course, après un déboulé dans la surface de réparation turque (49e). Ronaldo a fait la différence sur une action typiquement brésilienne avec une prise de risque maximum qui a sans doute perturbé l’impeccable Rustu. Tout a commencé sur une longue montée de Gilberto Silva sur le flanc gauche qui a bien donné son ballon à Ronaldo, pris en étau entre trois joueurs turcs. Mais, à ce moment, tout restait encore à faire. Un joueur normal aurait en effet cherché à servir un partenaire à l’entrée de la surface turque. Mais Ronaldo, son instinct de buteur retrouvé, a d’abord éliminé un défenseur avant de produire une petite accélération et, dans la foulée, en surprenant tout le monde, de placer un bon vieux « pointu » du pied droit, dans un geste instinctif, à la Romario. Rustu a eu beau s’étirer et effleurer le ballon du bout des doigts, il n’a pu l’empêcher d’entrer après avoir touché la base du poteau. Quatre ans après son malaise, toujours inexpliqué, le matin de la finale contre la France, Ronaldo prend ainsi une éclatante revanche démontrant que les difficiles mois de rééducation ont finalement payé. Loin de baisser les bras, les Turcs ont continué de presser la défense brésilienne tout en s’exposant aux contre-attaques du trio Rivaldo-Ronaldo-Edilson, ce dernier manquant de peu le KO sur un service de Ronaldo (58e). Visiblement à court de compétition, le « Phénomène » est ensuite sorti du terrain pour être remplacé par Luizao (68e), auteur d’une belle reprise de volée aux dix mètres (72e). Hakan Sukur, le meilleur buteur de l’histoire du football turc, a failli égaliser sur une reprise acrobatique dans un angle fermé, mais le gardien brésilien Marcos s’est montré vigilant sur sa ligne (81e). Malgré leur domination en fin de rencontre, les Turcs n’ont pas pu trouver la faille dans une défense brésilienne peu rassurante, mais qui a finalement tenu le choc. Une finale de luxe Le sélectionneur turc, Senol Gunes, a rendu hommage au bon état d’esprit de cette confrontation. « Nous sommes venus à la Coupe du monde pour prendre part à la fête et poser notre empreinte, et je pense que nous avons atteint notre objectif », a dit Gunes après le match. « Je suis fier de mes joueurs, a-t-il ajouté. Ils ont fait quelque chose de magnifique. Je suis simplement désolé de ne pas pouvoir donner plus de joie au peuple turc aujourd’hui. » La Seleçao a tenu à rendre hommage à l’équipe de Turquie par la voix de son sélectionneur, Luiz Felipe Scolari. « Nous savions, après le premier match de poule, que la Turquie serait un adversaire difficile, car ils jouent dur en défense et surtout au milieu du terrain. Je veux féliciter les joueurs turcs et leur entraîneur », a déclaré Scolari après un match au cours duquel l’arbitre danois Kim Milton Nielsen n’a distribué que trois cartons jaunes. Ainsi, pour sa première sortie en Asie, le Mondial de football s’offre une finale très classique, même si elle est inédite, entre les deux plus grosses écuries du football mondial qui, pourtant, étaient arrivées avec des ambitions limitées en raison d’une campagne de qualification chaotique. Cette finale, dimanche à Yokohama (20h00 heure locale, 14h heure de Beyrouth), ne reflétera cependant pas la tendance d’un tournoi où l’ordre mondial a été sérieusement ébranlé. La « petite » finale, samedi à Daegu, entre la Turquie et la Corée du Sud (20h00 heure locale, 14h heure de Beyrouth) donne en revanche une image plus exacte d’une compétition un peu folle. « Ce sera un match sympa, a prévenu l’attaquant turc Ilhan Mansiz. Nous avons fait match nul contre eux en amical, nous connaissons leurs forces et leurs faiblesses. » Ronaldo en finale, quatre ans après Ronaldo, joueur en or au genou de cristal, a marqué contre la Turquie (1-0) le but qui emmène le Brésil en finale du Mondial 2002 de football, quatre ans après le cauchemar de 1998 et la défaite face à la France, et trois mois seulement après son retour en sélection. « Je connais l’émotion qu’on peut ressentir en se qualifiant pour une finale, j’ai déjà vécu ça en 1998 », a déclaré après le match l’astre de la Seleçao, à la coupe de cheveux en demi-lune au-dessus du front. « Mais nous devons maintenant nous concentrer, ne pas penser que notre tâche est finie et laisser notre tête partir dans les nuages », a ajouté celui qui n’avait été que l’ombre de lui-même lors de la finale de 1998 (0-3), alors qu’il avait été victime de mystérieuses convulsions quelques heures auparavant. Les nuages noirs semblent oubliés pour le « Phénomène », qui a inscrit son sixième but du tournoi, prenant la tête du classement des buteurs devant son compatriote Rivaldo et l’Allemand Miroslav Klose, et a été désigné homme du match. Le n°9, qui avait marqué lors de toutes les rencontres précédentes hormis le quart contre l’Angleterre, a trompé l’excellent gardien turc Rustu à la 49e d’un pointu à l’ancienne, sur une ouverture de Gilberto Silva côté gauche, avant d’être remplacé à la 68e, visiblement fatigué. « C’était un but à la Romario, pas très beau mais très important », a-t-il commenté, clin d’œil à l’attaquant vétéran de la Seleçao, laissé au pays par le sélectionneur Luiz Felipe Scolari. Convulsions de joie Quelle revanche pour ce joueur qu’on pensait fini pour le football, après sa seconde blessure au genou droit, en avril 2000, jour de son retour à la compétition avec son club, l’Inter Milan. Après avoir été opéré par le professeur français Gérard Saillant, Ronaldo a dû se soumettre à des mois de travail acharné, entre rééducation et retour progressif au ballon. Pour finalement revenir en sélection après 30 mois d’absence, le 27 mars dernier à Fortaleza, en match amical face à la Yougoslavie (victoire brésilienne 1-0). Certes, techniquement, son registre a changé. Sa pointe de vitesse quasi-surhumaine, qui faisait de lui le cauchemar des défenses, semble désormais à ranger au rayon des vieux souvenirs. De même, physiquement, il n’est pas encore à son maximum et la fatigue se fait parfois sentir. Mais sa manière de danser avec la balle, sa technique sont toujours là, et il sait désormais se mettre en retrait pour adopter un rôle plus collectif. « Ronaldo ne m’a donné de souci à aucun moment, a affirmé Scolari, alors que l’attaquant se plaignait de douleurs à une cuisse quelques jours auparavant. Il y a deux, trois jours, quand je l’ai vu avec cette nouvelle coiffure, j’ai su qu’il allait bien et qu’il jouerait ce match à fond », a malicieusement ajouté le sélectionneur, qui a, comme tout le monde, remarqué le style hasardeux de la coupe de sa vedette. Pour l’astre retrouvé, champion du monde en 1994 mais en tant que remplaçant, rien ne vaut le bonheur de disputer une finale, quatre ans après 1998. Ainsi, au coup de sifflet final après la victoire contre la Turquie, il a bien été pris de convulsions au milieu de ses coéquipiers. Mais de joie, cette fois. Voeller : Le Brésil est super-favori Le Brésil est le « super-favori » de la finale de la Coupe du monde de football face à l’Allemagne dimanche à Yokohama (Japon), a estimé hier le sélectionneur allemand Rudi Voeller. « Le Brésil est le super-favori de la finale, a déclaré Voeller. Cela dit, ce n’est pas à chaque fois la meilleure équipe qui enlève le titre mondial. Si c’était le cas, le Brésil ne serait pas seulement quatre, mais quatorze fois champion du monde ». « C’est une finale historique. Pour la première fois, les deux équipes se rencontrent en phase finale de la Coupe du monde. C’est une tâche intéressante d’autant plus que tout le monde connaît l’estime que je porte au Brésil », a ajouté le champion du monde 1990 comme joueur. « En fin de compte, la victoire sur la Turquie était méritée. Nous devons être compacts en défense et essayer de construire nos chances par un jeu courageux et risqué », a ajouté Voeller. « Brésil : déjà le nom est fantastique », s’est enthousiasmé le gardien et capitaine Oliver Kahn. « Je préfère jouer contre le Brésil, car face à la Turquie nous aurions été plus sous pression, a poursuivi le gardien du Bayern Munich. Une finale est une situation spéciale. J’en ai disputé beaucoup et je sais que beaucoup de choses sont possibles. » Un avis partagé par le défenseur Thomas Linke. « Jouer contre le Brésil est quelque chose de très particulier. Ils ont les meilleures individualités et s’ils parviennent à faire de ces individualités une équipe, cela ne sera pas facile de les battre. » Le meilleur buteur allemand Miroslav Klose, cinq buts, a admis que jouer face au Brésil « est un rêve. Si nous jouons comme contre la Corée du Sud, nous avons une chance devant n’importe quelle équipe du monde. Je me réjouis de cette finale ». Pour Carsten Ramelow, « il sera très difficile aussi pour les Brésiliens de nous battre. Nous n’avons encaissé qu’un but et aimerions en rester là », a souligné le défenseur du Bayer Leverkusen. « J’ai toujours dit que j’aimerais jouer contre le Brésil, a affirmé l’attaquant Gerald Asamoah. Nous sommes outsiders et n’avons rien à perdre en finale. C’est pour cela que nous pourrons jouer sans la pression. » La gazette Élections. L’effet Mondial n’en finit pas de perturber la vie dans le monde. En Bolivie, où se déroulent des élections générales dimanche, jour de la finale de la Coupe du monde, la retransmission télévisée de la rencontre a bouleversé les habitudes. La partie doit commencer à 7h30, heure locale, soit une demi-heure après l’heure habituelle d’ouverture des bureaux de vote. Du coup, les autorités ont décidé de retarder d’une heure et demie le début des opérations du vote qui doit désigner le président, le vice-président, 27 sénateurs et 130 députés. Spectateurs. Depuis la première Coupe du monde de 1930, 1 324 292 spectateurs ont vu les finales de Mondial dans les stades où elles se déroulaient. Cela fait une moyenne de 82 768 spectateurs par finale, une moyenne qui va baisser puisque le stade de Yokohama (Japon) qui accueillera la finale de 2002 dimanche ne compte que 73 000 places. Test. Jose Luis Chilavert, le gardien de l’équipe du Paraguay, revenu dans son pays, a des problèmes avec la justice dans la mesure où il refuse de se soumettre à un test de paternité. « Je ne le fais pas pour de l’argent, mais ma fille Sarita adore son père qu’elle a suivi avec passion à la télévision pendant tout le Mondial. Elle rêve désormais de pouvoir le rencontrer », explique Sara Ayala Dominguez, bien décidée à faire reconnaître ses droits. F1. Michael et Ralf Schumacher ont suivi avec passion la qualification de l’équipe d’Allemagne pour la finale du Mondial. « J’ai sué sang et eau », s’est exclamé Michael qui se refuse à tout pronostic pour la finale : « À ce niveau, l’adversaire ne compte pas. Je suis sûr de toute façon de revivre les mêmes émotions », affirme le champion du monde qui a assisté au match depuis le nouveau restaurant inauguré à Kerpen, sa ville natale, où il a ouvert un musée pour y abriter les trophées conquis avec son frère. Déclarations Ronaldo : « Je ne reviendrai pas sur les deux ans de souffrance que j’ai connus, mais chaque but que je marque est une victoire. Chaque fois que je rentre sur le terrain, pour moi c’est un honneur et une joie. Je vais maintenant récupérer et me reposer d’ici à la finale. Le match a été difficile, comme toute la Coupe du monde. Aujourd’hui, je me ressens d’une douleur musculaire dans le bas des jambes, et j’ai un peu mal à la cuisse. Le but m’a rendu heureux. Cela fait énormément de bien de marquer, mais ce n’était pas un but pour moi. Il appartient à l’équipe, qui nous a emmenés en finale, une finale où j’envisage de marquer le but le plus important de ma carrière. L’Allemagne dispose d’une équipe très puissante et je suis sûr qu’ils feront étalage de leur potentiel. Cela sera difficile. Le football a été le vainqueur de cette Coupe du monde. Cela a été agréable et intéressant, avec quelques grands résultats. La meilleure équipe gagnera dimanche et je vais essayer de faire en sorte que le Brésil soit le meilleur. » Rivaldo : « Maintenant, nous sommes en finale. Je suis tranquille. Bien sûr, nous respectons la sélection allemande. Mais nous allons essayer de gagner. Nous savions que cela allait être difficile, que la Turquie avait de bons joueurs et qu’elle jouait bien au ballon. Beaucoup de gens disaient que le Brésil n’allait pas bien et que la Seleçao n’était pas en position de favori. Mais nous avons passé les éliminatoires. Beaucoup de sélections qui ont fait de grandes choses et qui étaient parmi les favorites ne sont pas en finale. Nous avons fait de mauvaises éliminatoires. Personne ne parlait du Brésil. Nous étions tranquillement en train de faire notre travail et nous avons réussi à aller en finale. Je me sens bien. En 1998, j’avais aussi fait un très bon Mondial. Mais nous n’avions pas obtenu le titre. Nous pouvons marquer des buts à l’Allemagne. Nous avons marqué 16 buts et l’Allemagne n’en a encaissé qu’un seul je crois. Nous espérons en marquer plus. Nous sommes en confiance et nous espérons gagner. »
En disposant (1-0) de la Turquie, hier à Saitama, le Brésil a rejoint l’Allemagne en finale du Mondial de football et a comblé une lacune dans l’histoire d’une épreuve qui, en 72 ans d’existence, n’avait jamais réussi à s’offrir ne serait-ce qu’un match entre ses deux plus brillants lauréats. Dimanche à Yokohama, près de Tokyo, les Brésiliens partiront en effet à la conquête de leur cinquième couronne, les Allemands de leur quatrième. Des palmarès avec lesquels seule l’Italie, victorieuse à trois reprises, peut encore rivaliser. Une finale tout aussi inattendue cette année qu’elle était attendue depuis des décennies. Ni la Seleçao ni la Mannschaft ne paraissaient au niveau de leur réputation. Elles s’étaient qualifiées dans la douleur pour le tournoi final, les Brésiliens aux prises avec leurs...