L’euro s’est davantage rapproché hier de la parité avec le dollar, profitant de l’annonce des irrégularités comptables du géant américain des télécoms WorldCom et des déclarations du président George W. Bush, excluant un changement de politique monétaire aux États-Unis. Il a été également soutenu par les propos attribués au chef économiste de la BCE, Otmar Issing, selon lesquels la montée de la monnaie unique face au billet vert contribuait à contenir les pressions inflationnistes en Europe. La réaffirmation par un porte-parole du département américain au Trésor de la politique de Washington en faveur d’un dollar fort n’a en rien aidé à renverser la tendance du marché, non plus l’annonce par le département américain du Commerce d’une hausse de 0,6 % des commandes de biens durables et de 8,1 % des ventes de logements neufs en mai. De fait, l’attention des opérateurs est restée concentrée sur les indicateurs de Wall Street qui laissaient redouter de nouveaux effondrements de la cote américaine. Dans cette crainte, le dollar devait se négocier à New York sur un ton faible à 0,9820 pour un euro contre 0,9785 la veille, à 1,5260 pour un sterling contre 1,5075, à 1,4950 FS contre 1,5005 et à 119,85 yens contre 121,35. Coup de tabac sur les Bourses après WorldCom De leur côté, les Bourses mondiales des deux côtés de l’Atlantique et du Pacifique ont subi de fortes secousses hier, les investisseurs doutant de plus en plus de la crédibilité comptable des entreprises américaines après la révélation des irrégularités de WorldCom (voir par ailleurs). De Tokyo à New York, en passant par l’Europe, tous les marchés des actions étaient en berne après ce nouveau mauvais coup pour la confiance des investisseurs à quelques mois de l’affaire plus scandaleuse d’Enron. On se demande d’ores et déjà combien d’autres grandes entreprises vont encore annoncer qu’elles ont manipulé leurs résultats financiers. La confiance des investisseurs a été également entamée par les problèmes légaux du géant américain de la décoration, Martha Stewart, qui fait l’objet d’une enquête sur un délit d’initiés dans l’affaire de la vente d’actions de ImClone, dont l’ancien PDG a déjà été inculpé. Cela d’autant que le câblo-opérateur américain Adelphia Com. est en proie à un très lourd endettement et pourrait demander la protection de la loi sur les faillites pour se restructurer à l’abri de ses créanciers. Il en est de même de Qwest qui fait l’objet d’une enquête par la SEC au sujet de ses pratiques comptables. Cela étant et compte tenu aussi de la mise en garde lancée par Alcatel sur ses résultats financiers pour cette année et les craintes liées à l’exposition de plusieurs banques et sociétés d’assurances à WorldCom, toutes les Bourses européennes ont donc plongé avec Wall Street. À Beyrouth, le climat entourant le marché des changes est resté le même, le dollar demeurant survendu. Ce phénomène a permis à la BDL de l’acheter à chaque fois que l’offre dépassait le potentiel d’absorption de la demande. Mais après le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il a continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’est le statu quo avec le maintien des actions A de Solidere à 4 3/8 $ et celles de la catégorie B de la même société à 4 1/2 $ ainsi que des certificats GDR de la Blom Bank à 17 1/4 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro s’est davantage rapproché hier de la parité avec le dollar, profitant de l’annonce des irrégularités comptables du géant américain des télécoms WorldCom et des déclarations du président George W. Bush, excluant un changement de politique monétaire aux États-Unis. Il a été également soutenu par les propos attribués au chef économiste de la BCE, Otmar Issing, selon lesquels la montée de la monnaie unique face au billet vert contribuait à contenir les pressions inflationnistes en Europe. La réaffirmation par un porte-parole du département américain au Trésor de la politique de Washington en faveur d’un dollar fort n’a en rien aidé à renverser la tendance du marché, non plus l’annonce par le département américain du Commerce d’une hausse de 0,6 % des commandes de biens durables et de 8,1 % des...