Un ouvrier écossais désigné par ses contemporains comme le plus mauvais poète du monde, au point qu’ils l’invitaient pour rire de ses vers, accédera bientôt à l’immortalité avec un monument à sa gloire comportant une de ses œuvres gravée dans la pierre. William Topaz McGonagall a gagné la reconnaissance posthume des habitants de la ville écossaise de Dundee, où il a exercé son « talent » : une stèle érigée sur les rives de la rivière Tay célébrera le centenaire de sa mort. « Sa poésie est si mauvaise que c’en est remarquable », a expliqué le directeur de l’association à l’origine du projet. « Dundee a reconnu la nécessité d’honorer McGonagall comme un homme entièrement au service de la poésie atroce. » Ce poète écossais, mort dans la misère en 1902 dans sa ville natale d’Édimbourg, avait commencé sa carrière sur le tard. Ouvrier du textile, il n’avait commencé à écrire qu’à l’âge de 47 ans, après avoir été « visité » par la muse dans son appartement de Dundee. « Tout d’un coup, mon corps s’est enflammé et immédiatement, j’ai été saisi par un fort désir d’écrire de la poésie, si fort en fait, que j’ai entendu dans mon imagination une voix pleurer à mes oreilles : écris ! écris ! », avait-il raconté dans son autobiographie. Au cours des vingt-cinq années suivantes, McGonagall a chroniqué en vers de mirliton différents événements, depuis des batailles jusque des inaugurations d’hôtels. « Personne ne peut le surpasser pour le titre de plus mauvais poète, a affirmé un connaisseur. Il ne se préoccupait pas du nombre de pieds dans chaque ver du moment que les derniers rimaient. » Les contemporains de McGonagall partageaient cet avis, invitant le poète pour des soirées spéciales où il déclamait pendant que les convives se tordaient de rire. Victime de nombreux canulars de la part de mauvais plaisants, McGonagall se targuait d’un titre de « Chevalier de l’ordre de l’éléphant blanc », qui lui fut décerné par courrier par un soi-disant « Roi Thibault de Birmanie ». Le sommet de sa carrière fut atteint le jour où il se rendit à la résidence royale de Balmoral, en Écosse, persuadé que la reine allait l’anoblir. Il fut promptement jeté dehors avec ordre de ne plus jamais reparaître.
Un ouvrier écossais désigné par ses contemporains comme le plus mauvais poète du monde, au point qu’ils l’invitaient pour rire de ses vers, accédera bientôt à l’immortalité avec un monument à sa gloire comportant une de ses œuvres gravée dans la pierre. William Topaz McGonagall a gagné la reconnaissance posthume des habitants de la ville écossaise de Dundee, où il a exercé son « talent » : une stèle érigée sur les rives de la rivière Tay célébrera le centenaire de sa mort. « Sa poésie est si mauvaise que c’en est remarquable », a expliqué le directeur de l’association à l’origine du projet. « Dundee a reconnu la nécessité d’honorer McGonagall comme un homme entièrement au service de la poésie atroce. » Ce poète écossais, mort dans la misère en 1902 dans sa ville natale d’Édimbourg,...
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