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SCIENCE La goutte d’eau qui rebondit

Une équipe de physiciens français, dont les travaux sont publiés jeudi dans le magazine Nature, s’est très sérieusement intéressée au temps que met une goutte d’eau pour rebondir sur une surface imperméable, une recherche qui pourrait déboucher sur des applications dans l’industrie. En tombant sur une surface très imperméable, une goutte d’eau rebondit comme le ferait un ressort, en se déformant. « Ce phénomène, qui est très différent des éclaboussures ou du rebond partiel, où seule une partie de la goutte initiale repart, a été extrêmement peu étudié jusqu’ici », a indiqué David Quéré, l’un des chercheurs. Avec ses collègues du Laboratoire de physique de la matière condensée du CNRS au Collège de France, il a mesuré le temps d’impact d’une goutte, avec l’aide d’une caméra à 10 000 images par seconde (contre 25 normalement). Ces travaux devraient « permettre d’améliorer l’imperméabilité de certaines matières, comme les tissus ou encore les façades de béton », souligne David Quéré. Heinrich Hertz, physicien allemand de la deuxième moitié du XIXe siècle, fut le premier, en 1881, à mesurer le temps mis par un objet solide pour rebondir. Ses résultats mettaient en évidence une corrélation entre temps de contact et vitesse d’impact. L’équipe de David Quéré a montré qu’à la différence d’un solide, une goutte rebondit indépendamment de sa vitesse. « Le temps de contact dépend uniquement de la masse de la goutte, autrement dit de son rayon. Ce temps augmente proportionnellement à la racine carrée de la masse. Ce comportement est très inhabituel, car la viscosité du liquide n’intervient pas », explique David Quéré.
Une équipe de physiciens français, dont les travaux sont publiés jeudi dans le magazine Nature, s’est très sérieusement intéressée au temps que met une goutte d’eau pour rebondir sur une surface imperméable, une recherche qui pourrait déboucher sur des applications dans l’industrie. En tombant sur une surface très imperméable, une goutte d’eau rebondit comme le ferait un ressort, en se déformant. « Ce phénomène, qui est très différent des éclaboussures ou du rebond partiel, où seule une partie de la goutte initiale repart, a été extrêmement peu étudié jusqu’ici », a indiqué David Quéré, l’un des chercheurs. Avec ses collègues du Laboratoire de physique de la matière condensée du CNRS au Collège de France, il a mesuré le temps d’impact d’une goutte, avec l’aide d’une caméra à 10 000...