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Afrique Sommet de l’OUA sur Madagascar

Le président sortant de Madagascar Didier Ratsiraka est arrivé vendredi à Addis-Abeba pour prendre part à un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) consacré à la crise malgache et réunissant plusieurs chefs d’État. Le président élu Marc Ravalomanana, quant à lui, ne s’est pas rendu à ce sommet, ayant dépêché une simple délégation, arrivée vendredi à la mi-journée dans la capitale éthiopienne. Dans le même temps, la moitié de la capitale de Madagascar, Antananarivo, était privée d’électricité vendredi après le dynamitage de trois pylônes électriques, dans la nuit de jeudi à vendredi, selon des sources concordantes. Ce sabotage a immédiatement été attribué par le camp du président Ravalomanana aux partisans de M. Ratsiraka. « C’est bien entendu le camp Ratsiraka qui fait maintenant sauter des pylônes comme il faisait auparavant sauter des ponts pour isoler la capitale », a assuré un haut responsable du gouvernement de M. Ravalomanana. Ces nouveaux actes de sabotage ont intervenu juste avant le sommet de l’OUA censé trouver un terrain d’entente entre M. Ravalomanana et M. Ratsiraka, qui ne reconnaît pas la victoire de son rival à la présidentielle du 16 décembre et se considère comme le chef de l’État. Le sommet doit en particulier examiner les suites à donner à un plan de sortie de crise présenté le 9 juin par l’OUA et les chefs d’État africains. Les deux rivaux de la présidentielle devaient le consulter et faire leurs propres propositions. Le plan prévoyait notamment l’organisation d’élections législatives anticipées et, dans l’attente, un gouvernement de transition nommé à parité par les deux hommes. Mais entre-temps, l’armée de M. Ravalomanana a gagné la quasi-totalité du pays et brisé le blocus routier de la capitale mis en place depuis plus de trois mois par M. Ratsiraka. Le camp de ce dernier a multiplié les violences dans les provinces qu’il contrôle encore. Jeudi, enfin, M. Ravalomanana a annoncé qu’il n’y avait « plus lieu de négocier avec M. Ratsiraka », après la tentative ratée de débarquement de 12 mercenaires français mercredi, que le président accuse son rival d’avoir recrutés à Paris. M. Ravalomanana considère désormais M. Ratsiraka comme un « criminel » passible de la future Cour pénale internationale (CPI) et son gouvernement dit vouloir tout faire pour le traduire devant la justice s’il revient à Madagascar.
Le président sortant de Madagascar Didier Ratsiraka est arrivé vendredi à Addis-Abeba pour prendre part à un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) consacré à la crise malgache et réunissant plusieurs chefs d’État. Le président élu Marc Ravalomanana, quant à lui, ne s’est pas rendu à ce sommet, ayant dépêché une simple délégation, arrivée vendredi à la mi-journée dans la capitale éthiopienne. Dans le même temps, la moitié de la capitale de Madagascar, Antananarivo, était privée d’électricité vendredi après le dynamitage de trois pylônes électriques, dans la nuit de jeudi à vendredi, selon des sources concordantes. Ce sabotage a immédiatement été attribué par le camp du président Ravalomanana aux partisans de M. Ratsiraka. « C’est bien entendu le camp Ratsiraka qui fait...