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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro au plus haut depuis mars 2000

L’euro a retrouvé hier ses plus hauts niveaux face au billet vert depuis mars 2000 en franchissant à la hausse le seuil de 0,97 $. Ce phénomène est intervenu sur des marchés qui s’inquiètent toujours des mauvaises performances de Wall Street et du cycle de reprise de l’économie américaine. C’est véritablement la continuation de ce qu’on a vu la veille après l’annonce d’une forte dégradation des paiements courants des États-Unis au 1er trimestre 2002, témoignant de l’ampleur des sorties de capitaux en dehors de ce pays. De l’avis des cambistes, la question de la parité euro/dollar n’est plus qu’une question de temps, car tout le monde devient de plus en plus pessimiste pour le billet vert. La preuve en est que l’euro n’a presque pas réagi hier à l’annonce par l’Insee d’un fort recul de 1,3 % des dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés le mois dernier, après avoir progressé de 0,6 % en avril. Il en est de même du yen qui a continué à s’apprécier pour atteindre son plus haut niveau face au dollar depuis novembre 2001 malgré les difficultés que traverse l’économie nippone. C’est dans ce contexte que le dollar devait se négocier finalement à New York à 0,9715 pour un euro contre 0,9655 la veille, à 1,4970 pour un sterling contre 1,4990, à 1,51 FS contre 1,5235 et à 121,20 yens contre 123,40. La grande déprime des Bourses En Bourse, les marchés américains des actions ont continué de battre en retraite, les opérateurs refusant de s’engager avant le week-end dans un contexte incertain au niveau des sociétés américaines et de la situation géopolitique. L’activité a été plus soutenue hier que la normale en raison de l’expiration trimestrielle d’options et de contrats à terme sur des indices boursiers. De plus, les mauvaises nouvelles sur Merck et IBM ont contribué au sentiment négatif de la cote, ainsi que les préoccupations des investisseurs au sujet des méthodes comptables des sociétés américaines. La révision à la hausse par Qualcomm de ses prévisions de gain pour le 3e trimestre (clos en juin) et les commentaires encourageants de Salomon Smith Barney sur Dell n’ont eu qu’un impact passager sur le Nasdaq. De leur côté, les Bourses européennes ont terminé elles aussi en baisse, comme les autres jours de la semaine dans le sillage de Wall Street. Les perspectives d’une amélioration des résultats de certaines sociétés n’ont guère donné des raisons d’espérer pour les investisseurs. Selon les boursiers, les choses sont assez précaires en raison de la forte hausse de l’euro qui entame la compétitivité des entreprises européennes. À Beyrouth, c’est toujours le statu quo sur le marché des changes avec le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL dans un contexte dépourvu d’initiatives à l’achat comme à la vente du dollar. Celui-ci continuait ainsi à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL dans les transactions interbancaires, autrement faibles, ne dépassant quelque 5 millions de dollars. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue hier par la hausse de 3 125 actions de Rymco de 1 16/32 à 1 19/32 $ et de 275 certificats GDR de la Blom Bank de 17 à 18 $, 8 565 actions A de Solidere s’étant maintenues à 4 1/4 $. Élie KAHWAGI
L’euro a retrouvé hier ses plus hauts niveaux face au billet vert depuis mars 2000 en franchissant à la hausse le seuil de 0,97 $. Ce phénomène est intervenu sur des marchés qui s’inquiètent toujours des mauvaises performances de Wall Street et du cycle de reprise de l’économie américaine. C’est véritablement la continuation de ce qu’on a vu la veille après l’annonce d’une forte dégradation des paiements courants des États-Unis au 1er trimestre 2002, témoignant de l’ampleur des sorties de capitaux en dehors de ce pays. De l’avis des cambistes, la question de la parité euro/dollar n’est plus qu’une question de temps, car tout le monde devient de plus en plus pessimiste pour le billet vert. La preuve en est que l’euro n’a presque pas réagi hier à l’annonce par l’Insee d’un fort recul de 1,3 %...