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Actualités - Chronologie

Colombie Une vague de scandales éclabousse la police

La police de Colombie est éclaboussée par une vague de scandales, avec l’implication présumée de 60 officiers, dont le chef de la sécurité du président Pastrana, dans un détournement de fonds du Plan Colombie antidrogue. Un nouveau coup de théâtre a éclaté lundi soir avec la démission du colonel Royne Chavez, responsable de la sécurité du chef de l’État, dans le cadre de l’enquête en cours sur ces malversations. Dans sa livraison de lundi, l’hebdomadaire Cambio cite le colonel Chavez parmi les 60 officiers mis en cause dans le détournement de deux millions sur un total de 1,3 milliard de dollars fournis par Washington depuis 2000 pour mettre fin à la production illégale de cocaïne dans le pays andin. Cette aide antidrogue, baptisée Plan Colombie, est en majorité militaire. Elle inclut la fourniture de 60 hélicoptères Black Hawk et Huey, et la présence de 800 conseillers américains pour la formation de l’armée locale à la destruction des plantations de coca. La Colombie reste le premier producteur mondial de cocaïne, avec 580 tonnes par an exportées en majorité vers les États-Unis. L’existence de malversations dans le Plan Colombie avait été révélée en mai dernier par le sous-directeur de la section antidrogue de l’ambassade américaine à Bogota, William H. Duncan, à propos du « détournement » de deux millions de dollars, notamment à travers des fausses factures, par des policiers colombiens. Ce scandale avait aussitôt provoqué la démission du général Gustavo Socha, chef de la lutte antidrogue en Colombie, et la destitution de 14 policiers, avant la récente mise en cause de 60 officiers, dont le colonel Royne Chavez. « En raison des récents commentaires de presse, je vous demande d’accepter ma démission », a écrit le colonel dans une lettre adressée à Andrés Pastrana et rendue publique lundi par la présidence. Le chef de l’État a accepté « immédiatement » son départ, a-t-on appris officiellement. Selon Cambio, le colonel Chavez, dont l’épouse, Marbelle, est une chanteuse connue, fait l’objet d’une enquête judiciaire sur ses investissements dans un immeuble en construction dans le centre de Bogota, d’une valeur de 4,3 millions de dollars. Cette affaire a été qualifiée de « préoccupante » par le directeur de la police, le général Luis Ernesto Gilibert, dont le grand-père, d’origine française, a fondé la police colombienne au XIXe siècle. Le propre ex-secrétaire privé du général Gilibert, le colonel Edgar Bejarano, avait été mis à la retraite anticipée le 9 mai dernier. Également entendu vendredi dans le cadre de l’enquête sur les deux millions de dollars détournés dans le Plan Colombie, cet officier aurait eu par ailleurs des liens présumés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), incluse lundi sur la liste noire des organisations considérées comme terroristes par l’Union européenne. La Colombie est confrontée depuis 1964 à une sanglante guerre civile, avec déjà plus de 200 000 morts et une moyenne de 3 000 enlèvements par an.
La police de Colombie est éclaboussée par une vague de scandales, avec l’implication présumée de 60 officiers, dont le chef de la sécurité du président Pastrana, dans un détournement de fonds du Plan Colombie antidrogue. Un nouveau coup de théâtre a éclaté lundi soir avec la démission du colonel Royne Chavez, responsable de la sécurité du chef de l’État, dans le cadre de l’enquête en cours sur ces malversations. Dans sa livraison de lundi, l’hebdomadaire Cambio cite le colonel Chavez parmi les 60 officiers mis en cause dans le détournement de deux millions sur un total de 1,3 milliard de dollars fournis par Washington depuis 2000 pour mettre fin à la production illégale de cocaïne dans le pays andin. Cette aide antidrogue, baptisée Plan Colombie, est en majorité militaire. Elle inclut la fourniture de 60...