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Iran Le président turc Sezer à Téhéran

La presse iranienne a salué hier la visite du président turc, Ahmet Necdet Sezer, à Téhéran, tout en prévenant que les liens d’Ankara avec Israël pourraient jeter une ombre sur les relations entre la Turquie et l’Iran. M. Sezer, qui est à Téhéran à la tête d’une délégation de 120 personnes à forte composante économique et commerciale, est le troisième chef d’État turc à se rendre en visite officielle en Iran depuis la révolution islamique iranienne de 1979. Son séjour de deux jours intervient alors que les liens entre la Turquie laïque et son voisin, l’Iran islamique, se sont améliorés après avoir longtemps été tendus. Selon le quotidien réformateur Iran News, « l’opinion publique iranienne pense que la politique étrangère de la Turquie est de plus en plus influencée par les puissances occidentales ». Le voyage du président turc doit être consacrée « aux questions de sécurité » intéressant les deux pays, « ainsi qu’aux problèmes politiques, économiques et énergétiques », selon l’ambassadeur turc à Téhéran, Salahattin Alpar. Téhéran proteste contre le plan allemand limitant l’immigration Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires allemand à Téhéran, Klaus Geyer, à la suite d’un projet de Berlin de renforcer les conditions d’entrée en Allemagne pour les ressortissants de 22 pays dont l’Iran, a indiqué hier la radio d’État. M. Geyer a affirmé qu’« aucune décision finale n’avait été prise sur l’imposition de limitations à l’entrée des ressortissants iraniens » en Allemagne, a indiqué le porte-parole du ministère, Hamid-Reza Assefi, cité par la radio. « L’Iran ne manquera pas de prendre des mesures similaires à l’encontre des ressortissants allemands afin de sauvegarder les intérêts de la République islamique », a averti le porte-parole. Début juin, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a indiqué, en citant des sources gouvernementales, que les conditions d’entrée en Allemagne pour les ressortissants de 22 pays, parmi lesquels l’Iran, l’Égypte, le Pakistan, la Corée du Nord, l’Arabie saoudite et l’Afghanistan, seraient renforcées. Le gouvernement allemand n’a pas confirmé l’adoption de ces mesures.
La presse iranienne a salué hier la visite du président turc, Ahmet Necdet Sezer, à Téhéran, tout en prévenant que les liens d’Ankara avec Israël pourraient jeter une ombre sur les relations entre la Turquie et l’Iran. M. Sezer, qui est à Téhéran à la tête d’une délégation de 120 personnes à forte composante économique et commerciale, est le troisième chef d’État turc à se rendre en visite officielle en Iran depuis la révolution islamique iranienne de 1979. Son séjour de deux jours intervient alors que les liens entre la Turquie laïque et son voisin, l’Iran islamique, se sont améliorés après avoir longtemps été tendus. Selon le quotidien réformateur Iran News, « l’opinion publique iranienne pense que la politique étrangère de la Turquie est de plus en plus influencée par les puissances...