Le marché des changes de Beyrouth a débuté la semaine dans le calme consécutivement au ralentissement du mouvement de l’offre et de la demande sur le dollar, en l’absence de motivations à l’achat et à la vente de cette monnaie. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL tout en se négociant toute la journée entre 1 513,50 et 1 514 LL. Pourtant, le volume des échanges est resté très mince, ne dépassant pas quelque 7 millions de dollars, entièrement placés par les établissements de crédit, dans un marché équilibré de lui-même. À l’étranger et en l’absence de publication de nouveaux indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique, les opérateurs sur les marchés des changes internationaux ont reporté leur attention sur l’évolution des Bourses américaines. En effet, le dollar a fait preuve d’une meilleure orientation après que les indices Dow Jones, S&P et Nasdaq eurent montré que Wall Street devait évoluer en territoire positif. De plus, l’annonce hier que 340 000 ouvriers environ du secteur du bâtiment en Allemagne ont entamé leur première grève dure depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour défendre leurs revendications salariales, est venue peser sur l’euro. Pourtant, l’attente des investisseurs de la publication aujourd’hui des prix à la consommation et des mises en chantier de logements aux États-Unis en mai ainsi que les chiffres de la balance commerciale américaine en avril après-demain, n’a pas aidé le dollar à renouer franchement avec la hausse. Il s’est négocié ainsi à New York à 0,9440 pour un euro contre 0,9460 vendredi dernier, à 1,4790 pour un sterling contre 1,4775, à 1,5635 FS contre 1,5610 et à 124,45 yens contre 124,20. Reprise technique des Bourses mondiales En Bourse, l’humeur des marchés américains des actions a été au beau fixe hier, grâce à une chasse aux bonnes affaires et des prévisions positives d’Oracle et de McDonald’s sur leurs résultats pour le 2e trimestre. Les opérateurs boursiers attendent donc de voir si ces résultats reflètent la reprise de l’économie américaine après un 1er trimestre décevant. Dans cette perspective, ils ont passé outre les facteurs géopolitiques, comme la situation au Proche-Orient et les tensions entre l’Inde et le Pakistan ainsi que les craintes d’attentats terroristes contre les États-Unis. Il en est de même de la démission du PDG de Qwest, en difficulté financière, qui n’a pas beaucoup ému la communauté financière. De leur côté, les Bourses européennes ont aussi rebondi hier par rapport à leurs plus bas de septembre 2001 qu’elles avaient testés la semaine dernière, entraînées par des achats à bon compte sur les valeurs technologiques et des télécoms. Nokia a conduit la reprise après avoir annoncé le lancement d’un nouveau combiné équipé de fonctions multimédia. Les pétrolières ont elles aussi progressé grâce à une remontée des cours du brut. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée hier par la hausse de 100 actions B de Solidere de 4 1/2 à 4 5/8 $, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote avec le maintien de 28 843 actions A de Solidere à 4 1/4 $ et 10 000 actions de Holcim-Liban à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché des changes de Beyrouth a débuté la semaine dans le calme consécutivement au ralentissement du mouvement de l’offre et de la demande sur le dollar, en l’absence de motivations à l’achat et à la vente de cette monnaie. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL tout en se négociant toute la journée entre 1 513,50 et 1 514 LL. Pourtant, le volume des échanges est resté très mince, ne dépassant pas quelque 7 millions de dollars, entièrement placés par les établissements de crédit, dans un marché équilibré de lui-même. À l’étranger et en l’absence de publication de nouveaux indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique, les opérateurs sur les...