Le Parlement grec a adopté la semaine dernière un projet de loi du ministère de la Culture ambitionnant de renforcer et rationaliser la protection du patrimoine. Le texte, censé moderniser une loi-cadre datant de 1932, étend la notion de patrimoine national, jusque-là limitée à l’héritage proprement « grec », à tous monuments et œuvres se trouvant dans le pays, ainsi qu’aux œuvres « non physiques » (tradition orale, coutumes...). La priorité accordée aux antiquités disparaît avec une nouvelle classification chronologique : tous monuments antérieurs à 1830, date de la création de l’État grec, et toute œuvre datant d’avant 1453 (chute de l’empire byzantin) appartiennent à l’Etat et sont exclus de la vente. Pour les périodes ultérieures, ils doivent présenter un intérêt spécifique pour être protégés. Les œuvres de la période 1453-1830 sont toutefois protégées si elles proviennent de fouilles, font partie d’un monument ou sont de nature religieuse (icônes et objets de culte). Le droit à la propriété privée et à l’échange est par contre reconnu pour les œuvres sorties du pays pendant plus de 50 ans. Le texte durcit par ailleurs les sanctions pénales contre les trafiquants ou collectionneurs « sauvages », et crée des Archives nationales recensant tous les vestiges. Au chapitre des échanges avec des pays tiers, le projet, assouplissant le régime actuel, a finalement été amendé, sous pression de l’influente Union des archéologues (SEA) qui avait mené deux grèves. Les prêts ne pourront ainsi qu’être « exceptionnels », à des fins d’exposition ou, seulement pour les œuvres mineures, de « pédagogie » et seront soumis « au principe de réciprocité ». Les archéologues n’ont toutefois pas obtenu qu’ils soient limités à dix ans. L’union reste réservée sur ces dispositions mais considère dans l’immédiat le dossier comme clos, a indiqué son président, Georges Riginos. Les 430 archéologues du pays avaient cessé mardi dernier toutes leurs fouilles ainsi que le travail de surveillance des grands travaux publics, observant une grève de 48 heures, la deuxième depuis deux semaines, pour protester contre le projet de loi sur la protection du patrimoine et des antiquités, jugé trop laxiste. Ils jugeaient que le projet autorise trop facilement les échanges et dons avec des pays tiers, actuellement soumis au feu vert du Conseil archéologique central et au respect de strictes conditions.
Le Parlement grec a adopté la semaine dernière un projet de loi du ministère de la Culture ambitionnant de renforcer et rationaliser la protection du patrimoine. Le texte, censé moderniser une loi-cadre datant de 1932, étend la notion de patrimoine national, jusque-là limitée à l’héritage proprement « grec », à tous monuments et œuvres se trouvant dans le pays, ainsi qu’aux œuvres « non physiques » (tradition orale, coutumes...). La priorité accordée aux antiquités disparaît avec une nouvelle classification chronologique : tous monuments antérieurs à 1830, date de la création de l’État grec, et toute œuvre datant d’avant 1453 (chute de l’empire byzantin) appartiennent à l’Etat et sont exclus de la vente. Pour les périodes ultérieures, ils doivent présenter un intérêt spécifique pour être...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.