L’utilisation d’avions commandés à distance, sans pilote, peut être une arme dévastatrice dans les mains des terroristes et Washington doit garder le contrôle de cette technologie, a affirmé un haut responsable du département d’État. Vann Van Diepen, qui témoignait mardi devant le comité du Sénat sur les affaires gouvernementales, a affirmé que ce procédé, qui permet aux militaires de surveiller de loin un champ de bataille et d’attaquer des cibles par armes télécommandées, pourrait être utilisé par les terroristes pour répandre des armes chimiques ou biologiques. « Nous travaillons sur ce problème depuis plus de 15 ans dans le cadre des efforts américains de non-prolifération et nous renforçons notre possibilité de l’empêcher », a affirmé ce haut responsable chargé de la non-prolifération au département d’État. La confiance de plus en plus grande accordée au procédé d’avion sans pilote, ou UAV en jargon militaire, et l’utilisation qui peut en être faite des deux côtés, exige que les États-Unis « continuent à travailler dur sur ce danger », dit-il. Bush signe une loi renforçant la lutte contre les armes biologiques Le président George W. Bush a signé hier une loi améliorant la protection des infrastructures des États-Unis contre toute attaque terroriste avec des armes biologiques, qu’il a qualifiées de « potentiellement les plus dangereuses du monde. » « Certains groupes terroristes cherchent à acquérir des armes biologiques. Nous savons que certains États hors-la-loi en possèdent. Il est important que nous confrontions ces menaces réelles pesant sur notre pays et que nous soyons prêts à réagir à de telles situations d’urgence », a déclaré le président en signant cette loi lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche. M. Bush a rappelé que peu après les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, les États-Unis avaient subi une attaque à l’arme biologique, avec l’envoi de lettres contenant des bacilles de la maladie du charbon, qui avaient fait cinq morts. Le ou les expéditeurs de ces lettres n’ont toujours pas été découverts. La nouvelle loi vise à renforcer les mesures de sécurité concernant les sources alimentaires et les réserves en eau potable des États-Unis, à accroître les stocks pharmaceutiques en vaccins contre différentes épidémies mortelles comme la variole et à améliorer la préparation des services de première urgence en cas d’attaque. Washington « effrayé » par l’éventualité d’une attaque terroriste à la fièvre aphteuse Les États-Unis sont « effrayés » par de possibles attaques bioterroristes à la fièvre aphteuse qui pourraient rapidement infecter les troupeaux américains, a indiqué un haut responsable américain de la Santé. « Nous sommes très préoccupés du fait que la fièvre aphteuse » représente une menace terroriste, a déclaré un responsable d’une unité des maladies infectieuses de l’Institut national de la santé (NIH) James Meegan, à l’occasion d’une conférence mondiale de biotechnologie à Toronto. « C’est une menace énorme qui ne peut être ignorée », a déclaré Meegan en réponse à une question sur la possibilité que des terroristes infectent en huit heures 75 % des troupeaux américains. Ordre de fouiller tout voyageur yéménite et ses bagages aux USA Les autorités américaines ont ordonné aux agents surveillant les aéroports, les frontières et les ports des États-Unis de fouiller tout particulièrement les ressortissants yéménites, à l’exception de ceux qui ont un passeport diplomatique, a rapporté mardi soir la chaîne CBS. Les services d’immigration et de naturalisation ont incité, dans une note, les agents de sécurité à rechercher d’importantes sommes d’argent en liquide, des bouteilles thermos pouvant contenir des explosifs ou encore des lunettes infrarouges. La note recommande expressément de ne pas ouvrir une bouteille thermos trouvée lors de telles fouilles. Des bouteilles thermos, certaines équipées de fils et de piles, avaient été trouvées lors de perquisitions aux domiciles de Yéménites dans le nord-est des États-Unis. Ben Laden vivant, selon un hebdo russe assurant avoir interrogé le mollah Omar Un hebdomadaire russe assure avoir interviewé le mollah Omar, l’ex-chef suprême des talibans, toujours en fuite, qui aurait affirmé qu’Oussama Ben Laden était en vie et aidait à organiser la résistance contre les forces de la coalition dirigée par les Américains en Afghanistan. Le journal Argumenty i Fakty (Arguments et Faits) assure avoir organisé une interview par courrier électronique, dans laquelle le mollah a déclaré : « Oussama nous a aidés pendant la guerre contre les Russes et ne va pas nous abandonner maintenant ». Le mollah Omar ne précise pas où l’auteur présumé des attentats du 11 septembre se cache et refuse une part de responsabilité dans les attaques terroristes contre les États-Unis. « Tant qu’une personne n’est pas jugée, elle n’est pas coupable », a dit le mollah Omar. « Si l’Amérique n’arrête pas sa guerre injuste contre l’islam, des événements semblables à ceux du 11 septembre se répèteront indéfiniment sur son sol et non pas une seule fois », a encore dit le mollah Omar. Un drone américain se serait écrasé fin mai dans l’ouest de l’Iran Un drone américain s’est écrasé fin mai dans la province du Kurdistan, dans l’ouest de l’Iran, frontalière avec l’Irak, a rapporté hier le quotidien gouvernemental Iran. « Un avion américain sans pilote s’est écrasé dans la province du Kurdistan en Iran », rapporte le journal citant une « source parlementaire » et précisant que l’incident a eu lieu à la fin du mois de mai. « Cet avion s’est écrasé près de la localité de Qorve », ajoute la source, précisant qu’il était équipé d’« une caméra avec transmission d’images en temps réel ». De son côté, le journal Norouz, réformateur, rapportait hier qu’un avion sans pilote « étranger s’est écrasé il y a quatre jours dans le Kurdistan iranien ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’utilisation d’avions commandés à distance, sans pilote, peut être une arme dévastatrice dans les mains des terroristes et Washington doit garder le contrôle de cette technologie, a affirmé un haut responsable du département d’État. Vann Van Diepen, qui témoignait mardi devant le comité du Sénat sur les affaires gouvernementales, a affirmé que ce procédé, qui permet aux militaires de surveiller de loin un champ de bataille et d’attaquer des cibles par armes télécommandées, pourrait être utilisé par les terroristes pour répandre des armes chimiques ou biologiques. « Nous travaillons sur ce problème depuis plus de 15 ans dans le cadre des efforts américains de non-prolifération et nous renforçons notre possibilité de l’empêcher », a affirmé ce haut responsable chargé de la non-prolifération au...