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Roland-Garros Ferrero-Costa, finale inédite et espagnole

Juan Carlos Ferrero a remporté hier contre Marat Safin la demi-finale des supergrands en devenir tandis qu’Albert Costa éliminait Alex Corretja dans le duel des spécialistes de la terre battue. Les Internationaux de France auront un vainqueur espagnol et inédit, demain. Sur le vu des demi-finales, Ferrero, qui n’avait été battu que par Gustavo Kuerten lors de ses deux premières apparitions – en 2000 et 2001 et en demi-finale – sera demain le superfavori de l’épilogue du tournoi. Déjà vainqueur cette année à Monte-Carlo, l’Espagnol de 22 ans a infligé une leçon presque parfaite de jeu sur terre battue à Safin écarté en trois sets secs 6-3, 6-2, 6-4 et deux heures et huit minutes de jeu. Le Russe, qui est l’aîné d’un mois de Ferrero et a déjà remporté l’US Open en 2000, était l’un des rares joueurs capables de le faire chuter depuis les éliminations de Kuerten, Lleyton et autres Agassi. Il l’avait même battu lors de leurs trois matchs importants à Barcelone, à l’US Open et à Bercy, et il avait pour atout une bonne connaissance du jeu espagnol accumulée pendant ses années de formation passées à Valence, ville de Ferrero. Mais dans des conditions difficiles, avec un vent qui balayait le court dans le sens de la longueur, Safin a été trop irrégulier dans son jeu et surtout sur son service pour faire échec à un Ferrero égal à lui-même, concentré, efficace, précis. « Il a joué beaucoup mieux que moi, je n’ai pas réussi à trouver mes marques. Il m’a fait beaucoup courir. J’ai essayé tout ce que j’ai pu, mais voilà... », a dit Safin. « Je préfère penser que j’ai très bien joué, plutôt que de penser qu’il a manqué de concentration », a dit Ferrero qui a mis longtemps avant de donner son obligatoire conférence de presse. En première partie de journée, la demi-finale entre Albert Costa et Alex Corretja avait eu une allure très différente entre deux joueurs qui sont amis au point que Corretja sera le témoin de Costa lors de son prochain mariage. C’est Alex qui avait jusqu’à présent mieux réussi qu’Albert avec deux qualifications pour la finale de Roland-Garros en 1998 et 2001. Cette fois, Albert, vainqueur de Kuerten en huitièmes de finale, s’est imposé en quatre sets 6-3, 6-4, 3-6, 6-3. « J’ai joué la finale deux fois, c’est normal que ce soit lui qui la joue, a dit Corretja toujours beau perdant. J’étais un peu fatigué, un peu plus lent que d’habitude, mais il a mérité sa victoire. » « Nous sommes très amis. La fin du match a été très difficile. Il fallait que je gagne car il aurait pu revenir et, Dieu merci, j’ai gagné », a dit Costa. Et le héros du jour s’est lancé dans un éloge du jambon de Jabugo, secret selon lui de la réussite du tennis espagnol qui a désormais qualifié neuf fois un joueur en finale de Roland-Garros au cours des dernières années. « En fait, on boit de l’eau et on s’entraîne beaucoup. On a eu des contrôles antidopage toute la semaine et aucun résultat positif. Savez-vous ce qu’est le jambon de Jabugo ? a-t-il dit. C’est ce qui nous permet de nous battre. Vous devriez essayer, c’est délicieux ! » Williams : une histoire de famille Fait extrêmement rare dans le sport : la finale du simple dames des Internationaux de France de tennis oppose aujourd’hui à Roland-Garros deux sœurs, les Américaines Venus, 22 ans le 17 juin, et Serana Williams, 20 ans, d’ores et déjà assurées d’occuper, pour la première fois de l’histoire, les deux premières places du classement mondial WTA lundi. « Un jour, nous ne serons plus des joueuses de tennis, mais nous serons toujours des sœurs », souligne l’aînée pour signifier que ce duel familial ne risque pas de briser leur lien familial, forgé par des parents, Richard et Oracene, qui les ont élévées dans l’idée qu’elles étaient nées pour dominer le tennis féminin mondial au début du XXIe siècle. C’est d’ailleurs la deuxième fois au cours des trois derniers grands chelems que Venus et Serena, respectivement têtes de série nos 2 et 3, s’affrontent dans une finale d’un tournoi majeur, alors qu’il fallait remonter à la finale de Wimbledon en... 1884 avec les sœurs britanniques Maud et Lilan Watson pour retrouver une telle situation. Venus l’avait alors emporté, à l’US Open, 6-2, 6-4. La revanche se déroule à Roland-Garros où les sœurs n’avaient jamais dépassé le stade des quarts de finale, leur physique et leur puissance semblant incompatibles avec la patience que nécessite la terre battue parisienne. « J’ai toujours pensé que j’avais les dispositions et la vitesse pour bien jouer sur la terre battue même si cela n’était jamais arrivé jusqu’à présent. Mais maintenant, je n’essaie plus d’attaquer sur chaque balle et j’essaie de garder la balle dans le court », déclarait, pour expliquer ses progrès, Venus après son succès sur sa compatriote Monica Seles (n° 6), 28 ans, trois fois victorieuse à Paris (1990, 1991, 1992), constamment débordée. Malgré le succès de Serena, dont le seul triomphe en grand chelem remonte à l’US Open en 1999, sur la terre battue de Rome ce printemps, son premier sur cette surface, Venus partira favorite en raison de sa plus grande expérience des grands événements (25 victoires en 36 finales, dont deux fois Wimbledon et l’US Open en 2000 et 2001). De plus, Venus n’a concédé aucune manche depuis le début du tournoi contre deux à sa sœur qui a, certes, eu un parcours plus difficile et a dû notamment écarter en demi-finale la tenante, l’Américaine Jennifer Capriati (n° 1). Seule certitude : une joueuse noire soulèvera le trophée Suzanne-Lenglen sur le Central, ce qui n’était pas arrivé à Paris depuis la bondissante Américaine Althea Gibson en 1956.
Juan Carlos Ferrero a remporté hier contre Marat Safin la demi-finale des supergrands en devenir tandis qu’Albert Costa éliminait Alex Corretja dans le duel des spécialistes de la terre battue. Les Internationaux de France auront un vainqueur espagnol et inédit, demain. Sur le vu des demi-finales, Ferrero, qui n’avait été battu que par Gustavo Kuerten lors de ses deux premières apparitions – en 2000 et 2001 et en demi-finale – sera demain le superfavori de l’épilogue du tournoi. Déjà vainqueur cette année à Monte-Carlo, l’Espagnol de 22 ans a infligé une leçon presque parfaite de jeu sur terre battue à Safin écarté en trois sets secs 6-3, 6-2, 6-4 et deux heures et huit minutes de jeu. Le Russe, qui est l’aîné d’un mois de Ferrero et a déjà remporté l’US Open en 2000, était l’un des rares...