L’équipe de France de football devra s’imposer, dans le cas de figure le plus probable par deux buts d’écart, face au Danemark demain mardi à Incheon (9h30 heure de Beyrouth), dans son dernier match du groupe A du Mondial de football, pour se relancer dans la défense de son titre ou, a contrario, enterrer ses illusions et tourner la page d’une exceptionnelle génération. « On se trouve dans une situation de Coupe d’Europe. Quand tu as perdu 1-0 à l’extérieur et qu’il faut gagner 2-0 pour se qualifier, explique Bixente Lizarazu avant ce 622e match de l’histoire des Bleus, assurément un des plus importants. Ce n’est pas une montagne si grande que cela. C’est à la portée d’une équipe de France qui va faire un grand match ». « Le calcul est simple. On est obligés de produire du jeu et de tenter des choses, assure-t-il. Les Danois vont peut-être avoir un petit cas de conscience, puisqu’un match nul les qualifie ». Zidane enfin ! Lors de ses épopées victorieuses de 1998 et 2000, l’équipe de France avait pourtant franchi sans mal le cap du 1er tour grâce à deux victoires consécutives, la troisième rencontre permettant de faire souffler les titulaires. Mais par la faute d’une défaite face au Sénégal (0-1) et d’un nul face à l’Uruguay (0-0), les Bleus, pour garder leur destin en main, vont devoir vaincre par au moins deux buts d’écart, qui plus est sous la chaleur d’un après-midi coréen. Une performance qu’ils n’ont plus réalisée en compétition officielle – la presque anecdotique Coupe des confédérations mise à part – depuis l’Euro, le 11 juin 2000 face au Danemark (3-0). En cas de victoire par un seul but d’écart, la France garde une minuscule chance de passer dans un trou de souris, au bénéfice de la meilleure attaque, à condition de marquer beaucoup de buts et en priant pour que dans le même temps, l’Uruguay s’impose sur le Sénégal par un petit but d’écart. L’équipe danoise, invaincue en éliminatoires du Mondial, a néanmoins souvent réussi aux Bleus, notamment lors de leur dernière confrontation (1-0), le 15 août 2001 à Nantes, grâce à un but de Robert Pires. Pires, qui manquera une nouvelle fois grandement aux Bleus, même si, pour la première fois depuis le début de la compétition, Zinedine Zidane, blessé à la cuisse gauche le 26 mai, a toutes les chances de débuter. « C’était un calvaire pour lui de nous regarder jouer, il était comme un lion en cage. Face aux Danois, c’est peut-être un signe du destin si “Zizou” est avec nous », veut croire Lizarazu. « Il ne sera peut être pas à 100 % de sa condition physique, mais pas sur une jambe non plus. Sa technique et son mental compenseront si besoin. Et puis, on peut courir pour lui de toute façon », ajoute-t-il. Marquer, vite L’inspirateur des Bleus, dont l’absence a tellement été soulignée et déplorée, aura la rude mission de stimuler une attaque muette depuis deux matches, au contraire de celle du Danemark (3 buts, dont deux face à l’Uruguay). « On avait l’habitude de marquer à chaque match, continue le défenseur basque. Contre l’Uruguay, à 10 contre 11, on s’est créé des occasions, mais cela n’a pas souri. On espère que le déclic va venir. » Toutefois, le côté gauche et son redoutable jeu en triangle avec Lizarazu, Zidane et Henry, sera amputé du « Gunner », suspendu après son exclusion face aux Uruguayens. Mais la probable titularisation du troisième larron des années bordelaises, Christophe Dugarry, ne devrait pas modifier la donne. Une deuxième suspension, celle d’Emmanuel Petit (deux avertissements), devrait également profiter à un autre complice du n° 10, son coéquipier du Real Madrid, Claude Makelele, qui apportera du tonus à une équipe qui s’est remontée moralement après son match face à l’Uruguay. Quant à Frank Lebœuf, blessé au moyen adducteur gauche et « très incertain », il devrait être remplacé dans l’axe par Lilian Thuram, Vincent Candela se chargeant d’animer le côté droit. « On espère que les petits soucis vont s’arrêter. Le petit plus, c’est la présence de Zidane, et si on se qualifie, on peut aller très loin », assure Lizarazu, adepte de la méthode Coué.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France de football devra s’imposer, dans le cas de figure le plus probable par deux buts d’écart, face au Danemark demain mardi à Incheon (9h30 heure de Beyrouth), dans son dernier match du groupe A du Mondial de football, pour se relancer dans la défense de son titre ou, a contrario, enterrer ses illusions et tourner la page d’une exceptionnelle génération. « On se trouve dans une situation de Coupe d’Europe. Quand tu as perdu 1-0 à l’extérieur et qu’il faut gagner 2-0 pour se qualifier, explique Bixente Lizarazu avant ce 622e match de l’histoire des Bleus, assurément un des plus importants. Ce n’est pas une montagne si grande que cela. C’est à la portée d’une équipe de France qui va faire un grand match ». « Le calcul est simple. On est obligés de produire du jeu et de tenter des...