L’ouragan offensif allemand qui s’était abattu sur l’Arabie saoudite samedi (8-0) n’a pas eu de suite et la formation de Rudi Voeller, tactiquement dépassée mercredi par une troupe d’insatiables irlandais (1-1), va désormais jouer son avenir sur un seul match contre le Cameroun mardi, dans le groupe E du Mondial 2002. Mais «totalement convaincu » d’atteindre ce cap des huitièmes de finale que son équipe aurait pu aborder dès mercredi sans ce but irlandais dans les dernières secondes du temps additionnel, le sélectionneur allemand a juré que « la déception était surmontée ». « Les premiers moments ont été durs. Je ne cacherai pas que j’ai très mal dormi, en repassant dans ma tête le film de la deuxième mi-temps. Mais nous avons le temps de mobiliser les forces pour cette rencontre du tout ou rien contre le Cameroun », a-t-il lancé au retour d’Ibaraki. Il en a aussi profité pour refroidir les esprits alors que, du pays, avait monté une vague d’optimisme après le « coup de Sapporo » devant les Saoudiens. « En Coupe du monde, il est très fréquent que tout se décide lors du dernier match de groupe. Nous nous sommes toujours attendus à ce scénario et il a toujours été clair pour nous que la lutte serait très serrée avec le Cameroun et l’Irlande », a ainsi martelé Voeller. Et dire que le quotidien populaire Bild avait titré, au lendemain du carton contre l’Arabie saoudite : « Nous existons de nouveau ! ». Cette citation historique est de l’entraîneur culte Sepp Herberger, au soir de la victoire de l’Allemagne au Mondial 54 contre la Hongrie, et signifiait au monde que, neuf ans après la chute du nazisme, le pays retrouvait une dignité sur la scène internationale... L’Allemagne n’a pas encore reconquis un statut de grande équipe et le patient est toujours en convalescence après la déroute de l’Euro 2000 et l’élimination dès le premier tour. La pression exercée par les Irlandais après la pause en a de nouveau administré la preuve. C’est que « nous avons sans doute plus pensé à défendre le 1-0 obtenu à la mi-temps qu’à tenter le 2-0 », a reconnu le milieu de terrain Michael Ballack, pas très heureux mercredi. « Il était au bout de ses forces à la fin. J’espère que l’on va retrouver le Michael que l’on aimerait voir », a d’ailleurs commenté Voeller, même si l’intéressé a assuré être à 100 % de ses moyens après sa contusion à un pied. Équipe hargneuse à souhait soutenue par un merveilleux public, l’Éire n’en demandait pas tant et, sans un Oliver Kahn de grand millésime, aurait fort bien pu s’adjuger la victoire devant des Allemands retranchés. Le sélectionneur Mick McCarthy pouvait légitimement se dire « fier » de ses troupes. Voeller voudrait en faire de même et va devoir « remettre tout le monde au travail ». Il lui faudra aussi veiller à l’ambiance au sein du groupe. Kahn a ainsi jugé à chaud mercredi que l’attaquant Oliver Bierhoff avait commis une faute sur l’action ayant amené l’égalisation insulaire. « Personne n’est coupable », a répondu indirectement hier le défenseur central Carsten Ramelow. les résultats des matches d’hier Voici les résultats enregistrés hier dans le cadre de la Coupe du monde 2002 : Groupe A France - Uruguay 0-0 Danemark - Sénégal 1-1 Groupe E Cameroun - Arabie saoudite 1-0 Les matches d’aujourd’hui Voici le programme des matches d’aujourd’hui du Mondial 2002 de football (heure de Beyrouth) : Premier tour Groupe Lieu Heure 7 juin Suède - Nigeria (F) Kobe 9h30 7 juin Espagne - Paraguay (B) Chonju 12h 7 juin Argentine - Angleterre (F) Sapporo 14h30
L’ouragan offensif allemand qui s’était abattu sur l’Arabie saoudite samedi (8-0) n’a pas eu de suite et la formation de Rudi Voeller, tactiquement dépassée mercredi par une troupe d’insatiables irlandais (1-1), va désormais jouer son avenir sur un seul match contre le Cameroun mardi, dans le groupe E du Mondial 2002. Mais «totalement convaincu » d’atteindre ce cap des huitièmes de finale que son équipe aurait pu aborder dès mercredi sans ce but irlandais dans les dernières secondes du temps additionnel, le sélectionneur allemand a juré que « la déception était surmontée ». « Les premiers moments ont été durs. Je ne cacherai pas que j’ai très mal dormi, en repassant dans ma tête le film de la deuxième mi-temps. Mais nous avons le temps de mobiliser les forces pour cette rencontre du tout ou rien...
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