Le dollar est resté généralement offert à Beyrouth hier, dans de petites quantités dépassant parfois la capacité d’absorption de la demande com-merciale. Ce développement a permis à la BDL de l’acheter, par moments, aux cours pratiqués sur le marché interbancaire qui ont été largement supérieurs à son taux moyen indicatif fixé toujours à 1 507,50 LL à la suite du maintien de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. Mais, en raison de l’étroitesse du mouvement de l’offre et de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque 7 millions de dollars placés à des cours variant entre 1 513,50 et 1 514 LL. À l’étranger, le dollar a renoué avec la baisse face à l’euro lequel a bondi jusqu’à ses plus hauts niveaux depuis janvier 2001. Ce mouvement est intervenu après la chute des places boursières américaines et la publication d’un rapport du département américain du Commerce faisant état d’une baisse de 60 % des investissements étrangers aux États-Unis en 2001 à 132,9 mds USD, leur plus fort recul depuis dix ans. Le phénomène de dépréciation du dollar s’est ensuite accéléré sur des rumeurs selon lesquelles le président George W. Bush pourrait déclarer la guerre contre le terrorisme dans le cadre d’une intervention militaire au Proche-Orient ou en Irak. De son côté, l’euro a reçu un coup de pouce en provenance de l’Allemagne après la forte progression de 2,3 % des commandes dans l’industrie allemande en avril, le statu quo monétaire observé par la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre n’ayant eu aucun impact sur le marché. En effet, le dollar s’est négocié à New York à 0,9460 pour un euro contre 0,9390 la veille, à 1,46 pour un sterling contre 1,4590, à 1,5580 FS contre 1,5660 et à 124,25 yens contre 124,50. Les Bourses dans le rouge En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont été à nouveau dans le rouge hier en dépit de la diminution des demandes d’allocations-chômage aux États-Unis de 32 000 la semaine dernière, témoignant de la reprise de l’économie. L’abaissement des recommandations de Merrill Lynch sur les titres Intel et Texas Inst. ainsi que l’avis négatif de la Bank of America sur le titre Oracle ont mis sous pression le secteur de la haute technologie. Il en est de même des statistiques faisant état d’un recul des ventes des grands magasins aux États-Unis en mai qui ont pesé sur Wall Street dont la tenue reste obnubilée par les tensions entre l’Inde et le Pakistan et la situation au Moyen-Orient ainsi que par la mauvaise gestion de plusieurs sociétés. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont fini pour la plupart à de nouveaux plus bas en huit mois, leur timide reprise de la matinée s’étant heurtée ensuite à une nouvelle forte baisse de Wall Street. Le recul d’Intel a pesé sur les télécoms et la haute technologie dans une proportion plus grande que le soutien apporté par les valeurs pétrolières, de la distribution et de l’automobile. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la hausse de 30 actions B de Solidere de 4 5/8 à 4 3/4 USD, de 60 000 actions C de la Bemo de 3 5/16 à 3 7/16 USD et de 10 000 actions Holcim-Liban de 18/32 à 19/32 USD d’un côté, et la baisse de 36 225 actions A de Solidere de 4 3/8 à 4 1/4 USD et de 9 199 actions C de Byblos Bank de 1 8/32 à 1 7/32 USD d’un autre côté. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté généralement offert à Beyrouth hier, dans de petites quantités dépassant parfois la capacité d’absorption de la demande com-merciale. Ce développement a permis à la BDL de l’acheter, par moments, aux cours pratiqués sur le marché interbancaire qui ont été largement supérieurs à son taux moyen indicatif fixé toujours à 1 507,50 LL à la suite du maintien de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. Mais, en raison de l’étroitesse du mouvement de l’offre et de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque 7 millions de dollars placés à des cours variant entre 1 513,50 et 1 514 LL. À l’étranger, le dollar a renoué avec la baisse face à l’euro lequel a bondi jusqu’à ses plus hauts niveaux depuis janvier 2001. Ce mouvement est intervenu après la...