Rechercher
Rechercher

Actualités

«Aiçi se parla munegascu » (« Ici, on parle monégasque »). Monaco possède une langue propre dont l’enseignement est obligatoire depuis un quart de siècle dans les écoles de la principauté au nom de la défense du patrimoine, de l’identité et de la souveraineté du pays. « Le monégasque que l’on parle aujourd’hui est fait pour 70 % de mots d’origine italienne et pour 30 % de mots d’origine provençale, liés à la langue d’oc », souligne Eliane Mollo, coordinatrice de l’enseignement du monégasque en principauté. L’enseignement du monégasque est obligatoire dans le primaire depuis vingt-cinq ans et le secondaire depuis quatre ans. 2 100 élèves sont concernés. « Son apprentissage permet aux enfants du pays de comprendre ce qu’ils vivent et aux étrangers de comprendre ce qu’ils découvrent. Une langue fait partie du patrimoine. L’oublier, ce serait occulter huit siècles de l’histoire de Monaco », affirme Eliane Mollo. Épreuve écrite Le monégasque peut être choisi comme langue étrangère par les candidats au baccalauréat. Chaque année, fin mai-début juin, un millier d’élèves de la principauté passent le « concours de monégasque », une épreuve écrite englobant l’histoire de Monaco, qui sert à évaluer leurs connaissances. Huit professeurs de langue monégasque – tous Monégasques ou nés à Monaco – et dix professeurs d’histoire et de géographie dispensent les cours dans les établissements publics de la principauté. Les premiers ont aussi pour mission d’élaborer et d’éditer les manuels scolaires. Pour les élèves du primaire, l’enseignement se fait sous la forme de dessins et de questions-réponses. Les documents historiques sur l’origine du monégasque font défaut. Celui-ci serait né entre le IVe et le VIe siècles avant J-C de la fusion du parler des tribus ligures et celtes. Les Romains ensuite, puis les Génois, dès 1297, contribuèrent à son enrichissement. L’apport de l’italien et de la langue d’oc est perceptible dès 1860, lorsque Monaco décide de construire la ville de Monte-Carlo. Les Monégasques furent alors submergés par un flux de travailleurs venus d’Italie, de Nice et Menton (sud-est de la France) dont les « patois » eurent une influence sur leur langue. La principauté passa en 20 ans de 2 200 à 22 000 habitants. Aujourd’hui, nul ne sait combien de personnes parlent le monégasque. « Les vieux certes, mais les jeunes, s’ils ne le parlent pas, sont capables de le comprendre », souligne Eliane Mollo. Longtemps, le monégasque est resté une langue parlée. Il est écrit pour la première fois en 1927 par un ingénieur local, Louis Notari, qui publie L’Orthographe du monégasque pour les futures générations. Il le codifie sur des « règles simples (...) pour en rendre la lecture accessible à tous, même aux non-initiés ». Au fil des ans, le monégasque s’est enrichi de nouveaux termes, notamment ceux des domaines scientifique et technique, puisés dans le français ou l’italien. Non sans humour parfois. Ainsi le répondeur téléphonique se dit en monégasque « papagallo », qui signifie perroquet en italien.
«Aiçi se parla munegascu » (« Ici, on parle monégasque »). Monaco possède une langue propre dont l’enseignement est obligatoire depuis un quart de siècle dans les écoles de la principauté au nom de la défense du patrimoine, de l’identité et de la souveraineté du pays. « Le monégasque que l’on parle aujourd’hui est fait pour 70 % de mots d’origine italienne et pour 30 % de mots d’origine provençale, liés à la langue d’oc », souligne Eliane Mollo, coordinatrice de l’enseignement du monégasque en principauté. L’enseignement du monégasque est obligatoire dans le primaire depuis vingt-cinq ans et le secondaire depuis quatre ans. 2 100 élèves sont concernés. « Son apprentissage permet aux enfants du pays de comprendre ce qu’ils vivent et aux étrangers de comprendre ce qu’ils découvrent. Une...