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Helguera, de la division régionale au Mondial

Le milieu de terrain ou défenseur espagnol du Real Madrid Ivan Helguera goûte aux joies d’un Mondial de football six ans après avoir joué en division régionale espagnole, mais réclame à cor et à cri une place de titulaire dans l’équipe ibérique. «Rien n’a jamais été facile pour moi. Le chemin a toujours été difficile. Il a toujours fallu que je me batte, mais si je suis là, c’est parce que je n’ai jamais douté. Jamais », affirme Ivan Helguera. À 27 ans, le joueur de Cantabrique a pourtant eu de quoi tester sa confiance en soi. Recalé par le club de toute sa jeunesse, le Racing Santander, qui ne lui a pas offert de contrat professionnel en 1995, Ivan Helguera a joué en division régionale espagnole dans le club de Manchego pour montrer son talent. « Même à l’époque, je ne doutais pas. Ma mère a gardé des coupures de journaux de l’époque, où je disais que mon objectif c’était de jouer au Real Madrid et d’entrer en sélection espagnole. Peu de gens m’ont cru (rires), il faut dire que ce n’était pas des journaux à grand tirage », raconte Ivan Helguera, qui est ensuite passé par Albacete en D2 avant d’être recruté par l’AS Rome. Polyvalence L’expérience devait être douloureuse : usé par des entraînements physiques exténuants selon lui, Helguera s’écroulait moralement après un match raté et une agression infligée par l’Argentin Diego Simeone. Il ne devait revivre qu’en 1998 en revenant en Espagne, à l’Espanyol Barcelone avant d’être recruté en 1999 par le Real où il a été cantonné au banc de touche jusqu’à l’arrivée providentielle pour lui de Vicente Del Bosque, qui lui a permis de s’exprimer au plus haut niveau. « C’est vrai que je dois toujours prouver plus que les autres, mais c’est le football », explique Ivan Helguera, qui n’hésite pas à revendiquer une place de titulaire dans la sélection espagnole (il est entré en jeu en seconde période contre la Slovénie). « Je préfère le poste de milieu de terrain à celui de défenseur central, mais ce que je veux par-dessus tout, c’est jouer, déclare-t-il. Cela me bouffe de ne pas jouer. Je ne manque pas de respect envers mes coéquipiers ou l’entraîneur en disant ça : tous les joueurs veulent jouer et celui qui dit le contraire est un menteur. Quant à Camacho, je pense que quand il était joueur, il n’aimait pas non plus aller sur le banc... » Ses chances d’être titulaire demain à Jeonju contre le Paraguay sont faibles, mais il est en revanche le 12e homme de Camacho qui apprécie sa polyvalence et son caractère de battant. L’Espagnol habitué à lutter sur les terrains n’est donc pas homme à se laisser impressionner par les déclarations tapageuses de Chilavert : « Kahn (le gardien allemand du Bayern Munich, ndlr) nous avait chambrés (en quart de finale de la Ligue des champions). Et on lui a mis deux buts. Je crois que cela me porte chance ce truc des gardiens qui chambrent avant les rencontres. Attention, je ne dis pas qu’on va mettre deux buts à Chilavert. Je suis partisan des déclarations d’après-match, pas d’avant-match. »
Le milieu de terrain ou défenseur espagnol du Real Madrid Ivan Helguera goûte aux joies d’un Mondial de football six ans après avoir joué en division régionale espagnole, mais réclame à cor et à cri une place de titulaire dans l’équipe ibérique. «Rien n’a jamais été facile pour moi. Le chemin a toujours été difficile. Il a toujours fallu que je me batte, mais si je suis là, c’est parce que je n’ai jamais douté. Jamais », affirme Ivan Helguera. À 27 ans, le joueur de Cantabrique a pourtant eu de quoi tester sa confiance en soi. Recalé par le club de toute sa jeunesse, le Racing Santander, qui ne lui a pas offert de contrat professionnel en 1995, Ivan Helguera a joué en division régionale espagnole dans le club de Manchego pour montrer son talent. « Même à l’époque, je ne doutais pas. Ma mère a gardé...