Rechercher
Rechercher

Actualités

PALÉONTOLOGIE Des mammifères contemporains des dinosaures

Onze nids contenant une quarantaine d’œufs ou fragments de coquilles de dinosaures et surtout d’importants fossiles de mammifères et d’autres vertébrés ont été mis au jour sur un nouveau gisement paléontologique du sud-ouest de la Roumanie, révèlent les auteurs d’une étude publiée mardi, à Paris, dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences. Remontant au Maastrichtien (période finale du crétacé, il y a 65 à 74 millions d’années), ce site, situé à Tote sti-Baraj, dans le bassin de Hateg, contient « le gisement à œufs de dinosaures le plus important de Roumanie », soulignent les auteurs de cette communication scientifique, signée par Vlad Codrea, de l’Université Babes-Bollyai, de Cluj-Napoca, et ses collègues belges et français. Les fossiles proviennent de plusieurs espèces de dinosaures, notamment des vélociraptores (« dinosaures rapides »), les hadrosaures (dinosaures à bec de canard) et les ankylosaures, caractérisés par une protection en cuirasse en plaques osseuses. Mais ce sont surtout les dents de kogaiodons qui ont retenu l’attention des chercheurs puisque, grâce à leur trouvaille, ils disposent désormais de la plus riche collection de restes de ces petits mammifères primitifs du crétacé supérieur d’Europe jamais assemblée à ce jour. Ces fossiles, résument les auteurs de l’article, « reflètent l’importante biodiversité du bassin de Hateg » à cette époque. Ils apportent de nouvelles informations sur la coexistence de ces sauriens en Europe vers la fin de leur existence et l’émergence des mammifères qui devaient prendre le relais après la disparition des dinosaures (il y a 65 millions d’années) et se développer à leur tour sur terre. Cet article figure dans le premier numéro des Comptes rendus présentés avec une maquette modernisée. Procès-verbaux fidèles des séances hebdomadaires de l’académie depuis leur création en 1835 jusqu’au début du siècle dernier, avant d’accorder une priorité au texte scientifique, qu’il fasse ou non l’objet de discussion en séance, cette publication veut aujourd’hui « s’internationaliser ». Cette internationalisation passe notamment par l’accroissement du nombre d’auteurs étrangers, la préférence donnée à la langue anglaise (avec résumé en français), la publication sur l’Internet et une présence dans le réseau Science Direct des revues scientifiques internationales. Les articles sont disponibles sur les sites de l’Académie des sciences (www.academie-sciences.fr) et du groupe anglo-néerlandais d’édition Elsevier (www.elsevier.fr).
Onze nids contenant une quarantaine d’œufs ou fragments de coquilles de dinosaures et surtout d’importants fossiles de mammifères et d’autres vertébrés ont été mis au jour sur un nouveau gisement paléontologique du sud-ouest de la Roumanie, révèlent les auteurs d’une étude publiée mardi, à Paris, dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences. Remontant au Maastrichtien (période finale du crétacé, il y a 65 à 74 millions d’années), ce site, situé à Tote sti-Baraj, dans le bassin de Hateg, contient « le gisement à œufs de dinosaures le plus important de Roumanie », soulignent les auteurs de cette communication scientifique, signée par Vlad Codrea, de l’Université Babes-Bollyai, de Cluj-Napoca, et ses collègues belges et français. Les fossiles proviennent de plusieurs espèces de dinosaures,...