Solide, « toujours tranquille » selon ses propres termes, bilingue italien-anglais grâce à quelques années en Australie avec son père footballeur, Christian Vieri concentre tous les espoirs de l’Italie après l’entrée en fanfare de la Squadra avec ses deux buts contre l’Équateur (2-0), lundi à Sapporo, en Coupe du monde (groupe G). « Un Vieri ne suffit pas. C’est l’équipe qui est la plus importante », a martelé l’attaquant de l’Inter Milan, hier, de retour sous les cieux plus cléments de Sendai, le camp de base des Italiens, après l’expédition victorieuse sur l’île d’Hokkaido, la plus au nord du Japon. « Ne jamais perdre la concentration est la chose plus importante en ce moment », poursuit « Bobo » (un surnom qui lui viendrait de son père Roberto, appelé Bob quand il est parti jouer en Australie), bien décidé à gagner la Coupe du monde pour oublier la perte du Scudetto au profit de la Juventus. Le sélectionneur italien Giovanni Trapattoni peut envisager toutes les combinaisons possibles et imaginables, une seule chose est sûre : l’ex-joueur de la Juve et de l’Atletico Madrid (entre autres) est le titulaire indiscutable à la pointe de l’attaque. À 28 ans, l’homme qui avait déjà marqué cinq buts au Mondial 98 en France (le pays d’origine de sa mère) prend une belle revanche après deux saisons gâchées par de nombreuses blessures. Lundi contre l’Équateur, il a joué avec Totti à ses côtés, et quatre milieux derrière. Samedi contre la Croatie, il retrouvera peut-être son ami Filippo Inzaghi, tandis que Totti pourrait glisser un rang derrière au poste de meneur de jeu. D’après les spécialistes, cette solution lui conviendrait encore mieux. Pour le moment, Vieri adopte le langage très lisse des professionnels. À peine hausse-t-il un peu le ton quand on lui fait remarquer qu’il aurait tardé à donner le ballon à Alessandro Del Piero, entré à la place de Totti en fin de match contre l’Équateur : « C’est absurde. » Vieri a un rêve : gagner le Mondial. Et un autre, plus original : « Ce que j’espère vraiment, dans cinq, six ou dix ans, c’est de pouvoir jouer une année avec Zidane, même en France, même en série C (la troisième division italienne). Mais c’est peut-être lui qui ne veut pas », déclarait-il à la presse italienne avant le Mondial.
Solide, « toujours tranquille » selon ses propres termes, bilingue italien-anglais grâce à quelques années en Australie avec son père footballeur, Christian Vieri concentre tous les espoirs de l’Italie après l’entrée en fanfare de la Squadra avec ses deux buts contre l’Équateur (2-0), lundi à Sapporo, en Coupe du monde (groupe G). « Un Vieri ne suffit pas. C’est l’équipe qui est la plus importante », a martelé l’attaquant de l’Inter Milan, hier, de retour sous les cieux plus cléments de Sendai, le camp de base des Italiens, après l’expédition victorieuse sur l’île d’Hokkaido, la plus au nord du Japon. « Ne jamais perdre la concentration est la chose plus importante en ce moment », poursuit « Bobo » (un surnom qui lui viendrait de son père Roberto, appelé Bob quand il est parti jouer en...
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