Ceux qui doutaient de la capacité de l’Argentine à justifier son statut de favorite de la Coupe du monde de football auront été convaincus dimanche à Ibaraki (ouest) après la victoire courte (1-0) mais probante de la sélection sud-américaine face au Nigeria. Certes, la jeune formation africaine à déçu par son football très frileux – seul un tir de Jay Jay Okocha (32e) a réellement mis le gardien Pablo Cavallero à contribution –, mais la façon dont Juan Sebastian Veron et ses coéquipiers ont évolué à été impressionnante. Malgré la chaleur étouffante (30 degrés à 14h30 heure locale), les Argentins n’ont cessé de porter le ballon dans le camp adverse, parfois avec précipitation mais souvent avec inspiration, selon le souhait de son sélectionneur Marcelo Bielsa. « Notre philosophie de jeu est simple : se créer de nombreuses occasions et empêcher l’adversaire de s’approcher de notre but. Bref, attaquer », déclarait-il après la rencontre. « Face au Nigeria, nous méritions une victoire plus large mais ce 1-0 me suffit car il conforte mon opinion : l’Argentine est très forte et nous serions déçus de ne pas aller au bout (de la compétition) », poursuivait-il, enchanté par la prestation de ses joueurs. Profil idéal Marcelo Bielsa a toutes les raisons d’être optimiste tant son « onze » possède le profil idéal d’un futur champion du monde. L’équipe est aujourd’hui à maturité. Bon nombre des 23 joueurs présents au Japon faisaient partie de l’équipe finaliste (battue 3-2 par... le Nigeria) des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. En six ans, ils ont grandi et ont surtout appris à jouer ensemble et à se trouver les yeux fermés sur le terrain. L’équipe est équilibrée. Face au Nigeria, malgré l’absence pour blessure du champion d’Espagne (avec Valence) Roberto Ayala, la défense est apparue solide. Dans l’entrejeu, la paire Veron-Diego Simeone n’a rien à envier au duo français Emmanuel Petit-Patrick Vieira, référence du football mondial en matière de récupération de balle. Aux avant-postes, Bielsa ne manque pas de solution avec Claudio Cannigia, Claudio Lopez, Kily Gonzalez ou encore Hernan Crespo. Mais le patron de la sélection « albiceleste » a surtout retrouvé le vrai Gabriel Batistuta. Auteur dimanche de son 10e but en phase finale de Coupe du monde, « Batigol » semble avoir effacé de sa mémoire sa triste saison à l’AS Rome, marquée par de nombreuses blessures et six buts inscrits seulement. Le buteur aux cheveux longs est, à 33 ans, au sommet de son art et ne veut pas manquer sa dernière chance de remporter le titre mondial. L’Argentine possède encore bien d’autres atouts comme celui de bénéficier du soutien des spectateurs japonais, conquis par le football offensif des Sud-américains. Enfin, les joueurs savent que de l’autre côté de l’océan Pacifique, leurs compatriotes meurtris par une grave crise économique pourraient retrouver un peu le sourire en cas de victoire le 30 juin à Yokohama.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ceux qui doutaient de la capacité de l’Argentine à justifier son statut de favorite de la Coupe du monde de football auront été convaincus dimanche à Ibaraki (ouest) après la victoire courte (1-0) mais probante de la sélection sud-américaine face au Nigeria. Certes, la jeune formation africaine à déçu par son football très frileux – seul un tir de Jay Jay Okocha (32e) a réellement mis le gardien Pablo Cavallero à contribution –, mais la façon dont Juan Sebastian Veron et ses coéquipiers ont évolué à été impressionnante. Malgré la chaleur étouffante (30 degrés à 14h30 heure locale), les Argentins n’ont cessé de porter le ballon dans le camp adverse, parfois avec précipitation mais souvent avec inspiration, selon le souhait de son sélectionneur Marcelo Bielsa. « Notre philosophie de jeu est simple :...