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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Repli du dollar après la baisse des marchés américains

Le marché des changes de Beyrouth était à l’équilibre en ce début de semaine, le dollar ayant pu être facilement placé à l’achat et à la vente sans le moindre recours à la BDL. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les transactions interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL. Pourtant, le volume des échanges est resté assez mince, ne dépassant pas quelque 8 millions de dollars, selon les milieux cambistes. À l’étranger, le dollar s’est ressenti hier de la baisse de Wall Street à la suite d’inquiétudes concernant le fonctionnement des sociétés qui y sont cotées, et ce en dépit de la publication de bons indicateurs aux États-Unis. À cet égard, les investisseurs se sont montrés très indifférents à l’annonce du groupement national des directeurs d’achat des entreprises manufacturières américaines que leur indice d’activité (ISM) a progressé de 1,8 pt pour s’établir à 55,7 pts en mai, témoignant de la solidité du secteur industriel. Il en est de même de la hausse de 0,2 % des dépenses de construction aux États-Unis en avril par rapport à mars qui est passée inaperçue. Le marché s’est inquiété de voir les capitaux fuir les places boursières américaines et les opérateurs ont préféré donc réaliser des prises de profit après trois jours de regain du dollar, abstraction faite des risques d’intervention de la Banque du Japon pour empêcher une trop forte hausse du yen. C’est ainsi qu’à New York, il s’est négocié à la baisse à 0,9395 pour un euro contre 0,9325 vendredi dernier, à 1,4630 pour un sterling contre 1,4560, à 1,5615 FS contre 1,5705 et à 123,65 yens contre 124,30. Tendance négative sur les Bourses internationales En Bourse, la crise de confiance des investisseurs dans les sociétés américaines a pesé hier sur Wall Street et Nasdaq, malgré les bons indicateurs en provenance de l’économie. Certes, les nouvelles très perturbantes de certaines sociétés, dont Tyco Int., sont venues secouer la cote américaine. Le PDG de ce conglomérat américain, Dennis Koslowski, qui a été forcé de démissionner, semble faire l’objet d’une enquête judiciaire pour évasion fiscale. Il en est de même de la société Knight Trading Group, dont la cotation a été suspendue passagèrement pour un problème de logiciel, qui aurait souffert de rumeurs faisant l’objet d’une enquête sur de possibles irrégularités du groupe. Dans ce contexte où il semble qu’il y ait une entreprise au cœur d’un scandale tous les jours depuis l’affaire d’Enron, il n’est guère surprenant que le marché américain reste très vulnérable selon les analystes boursiers. Pour ce qui est des marchés européens, ils ont terminé hier en baisse pour la plupart, entraînés par Wall Street et surtout par la Bourse électronique Nasdaq. De plus, les craintes que Nokia émette un nouveau « profit warning » lors du point qu’elle fera sur sa situation trimestrielle le 11 juin ont également pesé sur la tendance en Europe. À la Bourse de Beyrouth, c’est le statu quo avec le maintien hier de 2 650 actions B de Solidere à 4 3/4 dollars et de 33 420 actions de Holcim-Liban à 18/32 dollar, dans un marché déserté sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le marché des changes de Beyrouth était à l’équilibre en ce début de semaine, le dollar ayant pu être facilement placé à l’achat et à la vente sans le moindre recours à la BDL. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les transactions interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL. Pourtant, le volume des échanges est resté assez mince, ne dépassant pas quelque 8 millions de dollars, selon les milieux cambistes. À l’étranger, le dollar s’est ressenti hier de la baisse de Wall Street à la suite d’inquiétudes concernant le fonctionnement des sociétés qui y sont cotées, et ce en dépit de la publication de bons indicateurs aux États-Unis. À cet égard, les investisseurs...