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Actualités - Chronologie

SYRIE Un verdict clément attendu au procès de Riad Turk

La presse syrienne a parlé hier, pour la première fois en une, du procès du principal opposant Riad Turk et a laissé entendre qu’il pourrait être condamné pour diffamation, un délit et non un crime. Les quotidiens al-Baas, organe du parti au pouvoir, et as-Saoura, citant l’agence officielle Sana, ont indiqué que « l’accusé Riad Turk a déclaré mercredi devant la Cour de sûreté de l’État qu’il ne voulait pas provoquer de dissensions alors que le monde arabe est en proie à une agression américano-sioniste ». « Les faits sur la base desquels il est accusé n’étaient que des paroles sévères pouvant être considérées comme une diffamation, ce qui entre dans la catégorie des délits et non des crimes », ont ajouté les deux journaux. Un membre du collectif de sa défense a indiqué que la publication d’une telle information était « un signe d’ouverture qui augure d’un verdict juste » dans le procès en cours. Cet avocat a estimé, sous le couvert de l’anonymat, que si l’opposant était jugé pour « diffamation », sa peine « pourrait ne pas dépasser un an » de prison, alors que si la cour adoptait les thèses de l’accusation, M. Turk, 72 ans, pourrait être condamné « à la prison à vie ». M. Turk est notamment accusé d’« atteinte à la Constitution », d’« incitation à une sédition armée » et de « tentative de saper le sentiment patriotique ». Chef du Parti communiste-bureau politique, une scission du Parti communiste orthodoxe, membre de la coalition au pouvoir en Syrie, il a été emprisonné pendant 17 ans sans jugement, sous le régime du défunt président Hafez el-Assad. Libéré en 1998 peu avant un voyage officiel en France de M. Assad, il a été de nouveau incarcéré le 1er septembre 2001 pour avoir qualifié publiquement le défunt président de dictateur et avoir appelé au « passage de la Syrie du despotisme à la démocratie ». Les avocats de M. Turk ont indiqué que ses propos n’étaient pas dictés par une rancune personnelle. « Si mes propos ont blessé, je m’en excuse, parce que je n’ai pas de compte personnel mais seulement des comptes politiques à régler avec le pouvoir », leur a-t-il dit. Son procès est considéré par les deux associations syriennes de défense des droits de l’homme, qui le surnomment le « Nelson Mandela » de Syrie, comme un test pour une libéralisation du régime après le coup de froid qui a soufflé en août 2001 sur le « printemps de Damas ». Le pouvoir syrien avait autorisé alors la critique après que Bachar el-Assad eut succédé à son père, qui avait gouverné la Syrie pendant 30 ans. Mais un durcissement avait eu lieu de nouveau en août et dix opposants ont été emprisonnés, pour avoir notamment appelé à la fin du monopole du parti Baas, ce qui a été considéré par la justice comme une atteinte à la Constitution. Deux députés, Riad Seif et Maamoun Homsi, ont été condamnés à cinq ans de prison et ont fait appel.
La presse syrienne a parlé hier, pour la première fois en une, du procès du principal opposant Riad Turk et a laissé entendre qu’il pourrait être condamné pour diffamation, un délit et non un crime. Les quotidiens al-Baas, organe du parti au pouvoir, et as-Saoura, citant l’agence officielle Sana, ont indiqué que « l’accusé Riad Turk a déclaré mercredi devant la Cour de sûreté de l’État qu’il ne voulait pas provoquer de dissensions alors que le monde arabe est en proie à une agression américano-sioniste ». « Les faits sur la base desquels il est accusé n’étaient que des paroles sévères pouvant être considérées comme une diffamation, ce qui entre dans la catégorie des délits et non des crimes », ont ajouté les deux journaux. Un membre du collectif de sa défense a indiqué que la publication...