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Deux pincées de samba dans la soupe chinoise

La recette est simple : prenez la crème des jeunes joueurs de football chinois, faites la mariner longuement dans un bouillon brésilien, donnez-lui le goût du beau jeu et, moins de dix ans après, relevez la soupe chinoise avec ces épices de samba. Au milieu des années 90, les dirigeants du football chinois ont eu l’idée qui pouvait paraître excentrique de faire germer les jeunes pousses de leur sport au soleil de Rio. Moins de dix ans après, la méthode a porté ses fruits. Deux des joueurs ayant bénéficié de cette formation figurent aujourd’hui dans la sélection chinoise qui, pour la première fois dans l’histoire du pays, s’est qualifiée pour une phase finale de Coupe du monde. Au Mondial-2002, la Chine affronte au premier tour dans le groupe C le Costa Rica, la Turquie et, clin d’oeil du destin, le Brésil. Le meneur de jeu Li Tie et le défenseur Li Weifeng, tous deux âgés aujourd’hui de 24 ans, pourront se remémorer face à la Seleçao le 8 juin à Seogwipo (sud) leurs années brésiliennes. S’ils brillent, ils n’omettront pas de rendre hommage à ceux qui leur ont enseigné les rudiments du football-samba. « J’ai joué au Brésil en 1996 et 1997. C’était une chance unique de développer mon bagage technique et tactique », s’est souvenu mercredi Li Weifeng lors d’une conférence de presse. Li et Li Li Tie, le « poumon » de la sélection chinoise est encore plus catégorique : « Tout ce que je sais, je l’ai appris au Brésil », a-t-il déclaré au magazine Football Asia. Il entend bien montrer à ceux qui furent ses maîtres qu’il a su profiter de leurs leçons. Même s’il reste un supporteur inconditionnel du Brésil. « Les Brésiliens sont mes favoris, car c’est un régal pour les yeux et les joueurs ont vraiment l’air de s’amuser sur le terrain », a-t-il confié. On ne saurait l’accuser de faire du sentiment en souvenir de son stage en terre brésilienne. Les conditions, se souvient-il, y étaient pour le moins spartiates. « On vivait dans une sorte de ferme. Il paraît qu’il devait y avoir un nouveau terrain de football mais, en fait, l’endroit ressemblait à ces places de village comme on en voit le long des autoroutes en Chine. Pas un brin d’herbe n’y poussait », a-t-il expliqué. « Les conditions n’étaient pas formidables, mais cela n’avait pas d’importance. Ce qui comptait, c’était d’apprendre à jouer au football. J’ai fait des centaines de matchs, quelquefois même contre des professionnels ». Dès mardi, pour le premier match de la Chine, contre le Costa Rica à Gwangju, Li et Li auront l’occasion de démontrer que la recette était la bonne.
La recette est simple : prenez la crème des jeunes joueurs de football chinois, faites la mariner longuement dans un bouillon brésilien, donnez-lui le goût du beau jeu et, moins de dix ans après, relevez la soupe chinoise avec ces épices de samba. Au milieu des années 90, les dirigeants du football chinois ont eu l’idée qui pouvait paraître excentrique de faire germer les jeunes pousses de leur sport au soleil de Rio. Moins de dix ans après, la méthode a porté ses fruits. Deux des joueurs ayant bénéficié de cette formation figurent aujourd’hui dans la sélection chinoise qui, pour la première fois dans l’histoire du pays, s’est qualifiée pour une phase finale de Coupe du monde. Au Mondial-2002, la Chine affronte au premier tour dans le groupe C le Costa Rica, la Turquie et, clin d’oeil du destin, le Brésil. Le...