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Un premier Mondial inédit et à deux têtes

Un premier Mondial « à deux têtes », inédit à plus d’un titre car, entre le 12 juillet 1998 et le 31 mai 2002, le monde a changé de siècle, et le football de dimension. Moins d’un an après les attentats du 11 septembre, Séoul et Tokyo, alliés des États-Unis (l’un des 32 participants), redoutent que la menace du terrorisme ne perturbe la première Coupe du monde du XXIe siècle. La sécurité est donc, plus que jamais, la priorité des organisateurs jusqu’au 30 juin, date de la finale à Yokohama (Japon). Des batteries de missiles sol-air doivent notamment être déployées autour des stades en Corée du Sud. Séoul, la première, se retrouve donc aujourd’hui sous les projecteurs des médias du monde entier, alors que les autorités coréennes doivent également faire face à des menaces de grève de la part des syndicats, et à une épidémie de fièvre aphteuse, en plus des habituelles tensions avec la Corée du Nord. Avec l’entrée en lice progressive des 32 équipes réunies sur le sol asiatique, il ne reste plus qu’à attendre, et à espérer, que le terrain prenne rapidement le pas sur ces considérations extra-sportives. Favoris Pour cette « mission », le monde du football compte en premier lieu sur les grands favoris du tournoi, la France, mais aussi l’Argentine et l’Italie, sans oublier l’éternel Brésil en dépit d’un parcours chaotique en qualification. Longtemps moribonds, à l’image de leur star Ronaldo, les Brésiliens entreront dans le tournoi lundi à Ulsan en Corée du Sud, contre la Turquie, en alignant une attaque de feu avec le trio Ronaldo-Rivaldo-Ronaldinho. Quelques heures plus tard, l’Italie débutera également la compétition, à Sapporo au Japon, face à l’Équateur, sans son attaquant Filippo Inzaghi, blessé, à l’instar de (trop) nombreux joueurs, et absent pour au moins un match. Mais c’est l’Argentine, impériale en qualification, qui, parmi les favoris, succèdera en premier à la France, dimanche, à Ibaraki (Japon), face au Nigeria. Les matchs se succédant à une cadence de trois ou quatre par jour pendant le premier tour, l’Allemagne, pour une fois simple outsider, aura déjà débuté, samedi à Sapporo, contre l’Arabie saoudite. Au même titre qu’Argentine-Nigeria, Angleterre-Suède défrayera dimanche la chronique du groupe F, le plus relevé. Quant au Japon et à la Corée du Sud, les hôtes de ce Mondial, ils devront patienter jusqu’à mardi, jour de leur affrontement contre la Belgique (à Saitama) et la Pologne (à Busan). Mais tout débute donc aujourd’hui. Sous un ciel qu’on annonce gris, mais pas pluvieux, les regards du monde vont se braquer sur Séoul, où Français et Sénégalais auront pour tâche de donner le tempo au deuxième événement le plus médiatique de la planète, après les Jeux olympiques. Des faits et des chiffres Voici les principaux faits et chiffres de la Coupe du monde de football : Record de participations : Lothar Matthaus (All) avec 25 matches disputés (1982-1998). Record de tournois disputés : Antonio Carbajal (Mex) avec 5 éditions du Mondial (1950-1966), Lothar Matthaus (All) avec 5 éditions du Mondial (1982-1998). Joueur le plus jeune : Norman Whiteside (Irl-Nord), 17 ans et 42 jours face à la Yougoslavie en 1982. Joueur le plus âgé : Roger Milla (Cam), 42 ans et 39 jours face à la Russie en 1994. Buteur le plus jeune : Pele (Bré), 17 ans et 239 jours face au Pays-de-Galles en 1958. Buteur le plus âgé : Roger Milla (Cam), 42 ans et 39 jours face à la Russie en 1994. But le plus rapide : Adalbert Deu (Rou), après 15 secondes de jeu face au Pérou en 1930. Record de buts en un seul match : Oleg Salenko (Rus), 5 buts contre le Cameroun en 1994. Meilleur buteur dans un Mondial : Just Fontaine (Fra), 13 buts en 1958. Meilleur buteur en général : Gerd Muller (RFA), 1970-1974. Remplacement le plus rapide : Alessandro Nesta (Ita) après 4 minutes en 1998 face à l’Autriche. Carton jaune le plus rapide : Sergueï Gorlukovitch (Rus) après 1 minute en 1994 face à la Suède. Expulsion la plus rapide : Jose Batista (Uru) après 56’’ en 1986 face à l’Écosse. Victoire la plus large : Hongrie-Salvador 10-1 en 1982. Record de buts dans un match : Autriche-Suisse 7-5 en 1954. Record de matchs pour un sélectionneur : Helmut Schon (RFA), 25 matchs entre 1966 et 1978. Record de participations au Mondial : le Brésil, 16 fois. Pays meilleur buteur : le Brésil avec 173 buts. Pays meilleur buteur dans un Mondial : la Hongrie en 1954 avec 27 buts. Assistance la moins nombreuse : 300 spectateurs pour Roumanie-Pérou en 1930. Assistance la moins nombreuse pour une finale : 45 124 spectateurs pour Italie-Hongrie en 1938.
Un premier Mondial « à deux têtes », inédit à plus d’un titre car, entre le 12 juillet 1998 et le 31 mai 2002, le monde a changé de siècle, et le football de dimension. Moins d’un an après les attentats du 11 septembre, Séoul et Tokyo, alliés des États-Unis (l’un des 32 participants), redoutent que la menace du terrorisme ne perturbe la première Coupe du monde du XXIe siècle. La sécurité est donc, plus que jamais, la priorité des organisateurs jusqu’au 30 juin, date de la finale à Yokohama (Japon). Des batteries de missiles sol-air doivent notamment être déployées autour des stades en Corée du Sud. Séoul, la première, se retrouve donc aujourd’hui sous les projecteurs des médias du monde entier, alors que les autorités coréennes doivent également faire face à des menaces de grève de la part des...