Les alligators, caïmans et autres crocodiles sont de redoutables tueurs grâce à l’efficacité de bosses hypersensibles situées le long de leurs mâchoires et qui leur permettent de détecter le moindre frémissement à la surface de l’eau, selon une étude parue dans la revue «Nature». Les petites enflures en question, pas plus grosses que l’ongle de notre petit doigt, sont criblées de minuscules crêtes semblables à des poils disposés le long des mâchoires supérieures et inférieures, selon la biologiste Daphné Soares de l’Université du Maryland. Ces organes sont connectés à un faisceau de nerfs hypersensibles et couverts d’une fine couche de peau, deux fois moins épaisse que celle qui enveloppe le corps de l’alligator. La chercheuse a mené ses travaux sur des alligators du Mississippi : ils se sont révélés capables de ressentir et de localiser exactement l’impact d’une unique goutte d’eau tombant dans leur bassin, se retournant immédiatement et se dirigeant vers cet endroit comme vers une proie. Les crocodiles n’ont cependant cette faculté que lorsque la mâchoire repose au fil de l’eau, et que la partie inférieure de la gueule est immergée. Ils se montraient incapables de distinguer et se diriger vers l’endroit où la surface de l’eau était perturbée si leur tête était complètement hors de l’eau, ou au contraire entièrement immergée. Daphné Soares, pour confirmer sa théorie des « dômes récepteurs », a également masqué les renflements des mâchoires avec du plastique épais et constaté que dans cette configuration également, les reptiles ne ressentaient aucune perturbation de leur milieu aquatique. Les 23 espèces de crocodiles vivant aujourd’hui sont pourvus de ces récepteurs ultrasensibles, et les marques visibles sur l’os de la mâchoire de l’animal montrent que leurs ancêtres préhistoriques les avaient aussi. D’ailleurs, ce système de détection a probablement aidé ces créatures à survivre après plus de 65 millions d’années. « Les crocodiles sont un groupe à l’ancêtre commun, qui a existé bien avant l’époque des dinosaures », selon Daphné Soares. Même s’ils constituent un groupe à part, les crocodiles ont en commun une chose avec d’autres survivants de la préhistoire, tels que le serpent et l’ornithorynque. Tous sont dotés d’un faisceau nerveux qui donne le signal au cerveau.
Les alligators, caïmans et autres crocodiles sont de redoutables tueurs grâce à l’efficacité de bosses hypersensibles situées le long de leurs mâchoires et qui leur permettent de détecter le moindre frémissement à la surface de l’eau, selon une étude parue dans la revue «Nature». Les petites enflures en question, pas plus grosses que l’ongle de notre petit doigt, sont criblées de minuscules crêtes semblables à des poils disposés le long des mâchoires supérieures et inférieures, selon la biologiste Daphné Soares de l’Université du Maryland. Ces organes sont connectés à un faisceau de nerfs hypersensibles et couverts d’une fine couche de peau, deux fois moins épaisse que celle qui enveloppe le corps de l’alligator. La chercheuse a mené ses travaux sur des alligators du Mississippi : ils se sont...
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